28 janvier 2008
PJ HARVEY - White Shalk
P.J. Harvey continue à nous surprendre avec son univers intimiste et envoutant. Sombre, fragile et plein de surprises, cet album est d'une beauté et d'une pureté rare.
27 janvier 2008
Impuretés
Présentation de l'éditeur
Une colline: superbe, couverte de maisons de luxe. Un drame: Lisa est retrouvée noyée dans le lac après une
soirée pas très claire. Evy, son frère, quatorze ans, mutique et énigmatique, pourrait bien être responsable.
N'importe où ailleurs, les choses seraient vite réglées. Sur la colline, royaume de l'apparence, les façades cachent d'invraisemblables malentendus... Après un détour par la forme brève qui avait abouti au superbe Frictions, Philippe Djian revient au roman avec une force nouvelle, une précision et une invention plus personnelles que jamais.
En lisant le quatrième de couverture de ce roman, je pensais retomber dans l'ambiance d'un "american beauty", une satyre féroce de la famille américaine qui tente de cacher ses errements et ses travers. Avec "impureté", on pénètre dans un univers un peu différent, car ici les protagonistes ne cherchent même pas à cacher leur côté obscur, leur objectif principal est juste de survivre, à savoir trouver la force de ne pas se jeter par la fenêtre pour mettre fin à leur vie dépourvue de sens.
Même si le cadre présenté peut paraître dans une premier temps idyllique : sur une colline, lieu clos des villas cossus des plus excentriques de la région, les riches, les stars de cinéma côtoient les écrivains renommés. Toutefois, on s'aperçoit rapidement que ce microcosme renferme des personnes excentriques, désabusés, marqués par une lente décadence, des couples en dérive. La dépravation est en fait totale sur cette colline et les personnages centraux rivalisent de déchéance, de mystère et d'autodestruction.
On découvre ainsi la famille Trendel, désorientée par la mort de Lisa, leur fille aînée, noyée dans le lac, sous les yeux de son frère Evy.... Ce qui logiquement aurait du marquer une remise en question pour les adultes n'est en fait qu'une simple parenthèse fâcheuse dans leur vie. Leur choix privilégie la facilité, plutôt que de prendre conscience de leurs dérives et de leurs devoirs, ils en veulent à ces adolescents livrés à eux-mêmes «d'avoir ainsi entrouvert la porte à la tragédie, d'avoir laissé la voix au désordre, à ses gaz délétères et à ses hordes blêmes que sont la culpabilité et le sentiment de l'échec».
Philippe Djian, finalement nous questionne en s'emparant d'un sujet vieux comme le monde, les conflits de générations. Il choisit dans sa narration de prendre le parti d'Evy, le jeune frère de Lisa. Ce gosse de 14 ans qui prend la vie de plein fouet, subit des parents difficiles et ne supporte plus cet univers familial instable, va être saisi d'une soudaine envie de pureté et de valeurs pour repères. Djian le saisit tel qu'il est, peu bavard, tourmenté, et restitue parfaitement sa part de mystère.
A l'image d'un Larry Clark - Philippe Djian ne nous cache rien et livre la réalité dans toute son horreur. Sans être trop moraliste, ce roman nous permet d'en tirer des leçons. D'autant plus que l'émotion, qui va crescendo, n'empêche pas l'essentiel, la réflexion.
Je vous invite à lire l'avis de Thom sur ce roman.
25 janvier 2008
"Ajoutez deux lettres à Paris : c'est le paradis."
Jules Renard
24 janvier 2008
Dexter . Saison 2
Synopsis : Brillant expert scientifique du service médico-légal de la police de Miami, Dexter Morgan est spécialisé dans l'analyse de prélèvements sanguins. Mais voilà, Dexter cache un terrible secret : il est également tueur en série. Un serial killer pas comme les autres, avec sa propre vision de la justice.
La palette des séries télé est de plus en plus vaste et diversifiée, peut être au détriment de la qualité (oui, je n'aime pas Desperate Housewives et Prison Break, et je l'assume !) Par contre, d'autres séries sortent vraiment du lot et Dexter en fait parti.
La saison 2 est différente de la première, moins de meurtres, moins d'intrigues policières. Pratiquement tout tourne autour d'une seule affaire et on trouve un Dexter complètement déjanté. Son masque tombe progressivement, on pénètre ses émotions, ses doutes, le personnage devient humain, tremble, tente de reprendre le contrôle...
La sensibilité et le coté taciturne de Halle en tueur froid et sans concession sont si bien interprétés que l'on a affaire à un personnage si complexe et insaisissable qu'il en devient fascinant.
D'un cynisme et d'une noirceur absolue, cette série nous fait vivre des moments d'effroi et de tristesse, en passant par une dose de mystère . En effet, rare aura été une série aussi sombre et glauque, tout en développant ses personnages très complexes et attachants. Bref, c'est pour moi une des meilleures séries du moment avec "Docteur House" et "Nip Tuck".
22 janvier 2008
The Moody Blues - Nights in white satin
La chanson apparaît pour la première fois en 1967, sur l'album "Days of Future Passed".
A sa sortie, la chanson ne rencontre pas le succès escompté, en partie à cause de sa longueur (7 minutes et 38 secondes). Deux versions plus courtes sont alors enregistrées.
Or, il faut attendre 1972 et le succès d'autres œuvres musicales long format tel "Hey Jude" pour que le morceau original ressorte et rencontre un triomphe. Pour la petite histoire, c'est Justin Hayward, chanteur et guitariste du groupe, qui écrit cette chanson. Il n'a alors que 19 ans. Il lui donnera son titre après qu'un ami lui ait offert des draps en satin.
21 janvier 2008
Le Hors Venu
Quatrième de couverture
En ce mois de juin 1156, quand commence le quatrième épisode de " La Saga de Tancrède le Normand ", les prisons de Palerme résonnent de cris de souffrance et d'agonie. Les ennemis du royaume de Sicile sont légion, et le palais royal est en proie à une série de crimes mystérieux. C'est pourtant le moment que choisit Hugues de Tarse pour présenter son protégé à la cour, et c'est en enquêtant dans cette " ville dans la ville " qu'est le palais, ses jardins enchanteurs, son harem envoûtant ou ses geôles sordides que le jeune Tancrède d'Anaor va prendre, au péril de sa vie, la mesure de l'enjeu politique que représente son illustre lignée. Mais Eleonor de Fierville est prisonnière, et l'inquiétante silhouette du chevalier noir jamais loin. Par amour pour la première et par haine pour le second, Hugues va arriver à un tournant de sa tumultueuse existence. Et il se pourrait bien, s'il y survit, que pour Tancrède, la fin de cette aventure soit un nouveau commencement.
Voici le 4ème tome de la saga de Tancrede le Normand, et j'avoue être resté un peu sur ma faim. Les raisons à cela sont multiples, peut être qu'il était finalement temps que Tancrède arrive au bout de sa quête ...peut être que le scénario est moins bon que celui des "guerriers fauves" qui reste pour moi le meilleur de la série, enfin peut être que la fin style happy end méritait d'être un peu moins prévisible.
Bon, j'en ai fini avec les points négatifs. Il reste quand même un bon moment de lecture pour tous ceux qui sont passionnés par le Moyen Age (Viviane Moore est toujours aussi précise dans sa reconstitution historique) et surtout elle arrive à nous plonger dans une ambiance empreinte de sensualité et de danger, en nous décrivant les charmes d'un palais orientale, son harem et ses moeurs.
Les personnages restent particulièrement attachants, ils ont chacun leur secret qu'on découvre progressivement au fil de l'histoire, ce qui nous permet finalement de comprendre leurs doutes et leurs objectifs....
Finalement, cette saga est très agréable à lire mais perdra de son intensité après le 3ème tome.
19 janvier 2008
"C'est l'incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la brume. "
Oscar Wilde
17 janvier 2008
House M.D. - You Can't Always Get What You Want
Docteur House, Docteur House !! "Ce cher" docteur Gregory House...
14 janvier 2008
Into the Wild
Synopsis
Tout juste diplômé de l'université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui.
Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres.
Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s'aventurant seul dans les étendues sauvages de l'Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.
En sortant de la salle de ciné, je me suis demandé comment j'allais pouvoir retranscrire toutes les émotions qui m'ont envahies lors de cette projection ? Into the wild fait partie de ces grands films qui nous prennent aux tripes, au coeur, et nous retournent, nous secouent de la première jusqu'à la dernière seconde de pellicule.
Sean Penn nous raconte le voyage bouleversant de Christopher Mcnless qui était destiné à faire de brillantes études, et qui cherchera un sens à sa vie jusqu'au fin fond de l'Alaska. On ressent vraiment les sentiments du personnage, notamment par une mise en scène assez sophistiquée et un travail approfondi sur la psychologie du personnage ...
Ce film est aussi une occasion de voir l'Amérique autrement. L'Amérique de la route, celle des rejetés, des exclus de la société de consommation, de cette "sick society" selon Christopher.
Le message envoyé est relativement clair, celui de vivre à fond son envie d'un retour à la source de la vie, à savoir vivre en communion avec la nature. Et il est très bien transmis, sublimé par ces paysages magnifiques, la beauté du grand Canyon, ou le blanc immaculé des neiges éternelles des monts d'Alaska, ajouté aux sentiments d'un homme voulant trouver un sens à la nature humaine. Ainsi, on partage avec Christopher des rencontres inattendues, on découvre des personnages attachants (Jan et Ron, en hippies adorables) et surtout, le grand Emile Hirsch, exceptionnel en vieil homme solitaire !
Toutefois, on pourrait reprocher à "Supertramp" son choix relativement égoïste pour sa famille et surtout sa soeur, ne donner aucune nouvelle et laisser une impression d'abandon intolérable pour les personnes qui l'aiment.
Mister Penn nous livre un film boulversant dont on ne ressort pas indemne...
12 janvier 2008
"Un optimiste, c'est un homme qui plante deux glands et qui s'achète un hamac."
Jean de Lattre de Tassigny
Cette citation me correspond bien mais c'est pas forcément facile de le rester et je rejoins Eric-Emmanuel Schmitt lorsqu'il nous dit qu'"Être optimiste est un combat".





