beaucoup de bruit pour rien

Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle

16 janvier 2009

un moment d'évasion ........

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07 décembre 2008

Petit moment d'éternité

Grand-mère ! dit le petit garçon, apprends-moi des mots neufs. Des mots encore plus beaux que ceux d'hier, plus beaux que ka-léi-dos-co-pe, plus rigolos que ceux qui font des bruits comme cla-po-tis, chu-cho-te-ments... Encore, grand-mère, encore ! La vieille femme sourit. Le temps est venu, se dit-elle. Il est prêt !

Oui, j'ai un beau mot pour toi. Je vais t'aider à le trouver...

Oh ! oui, j'adore les devinettes, dit l'enfant en sautillant.

Voilà. C'est un mot qui contient les plus belles valeurs du monde...Un mot qui est présent en toi et tout autour de toi si tu sais le ressentir.

C'est facile ! c'est...la Vie ! Ce qui est présent en moi et tout autour de moi, c'est la Vie !

Oui bien sûr, il y a de la vie dans ce mot, d'abord de la vie. De la vie vivante, toute joyeuse. De celle qui chante dans tes oreilles chaque matin, avant même que tu ouvres les yeux. Un élan de vie qui te fait dire en regardant le ciel chaque jour : Merci pour ce bleu. Tant mieux pour cette pluie, la terre a soif. Quel vent ce matin ! ça nettoie tout le ciel, mais fermez un peu les portes en haut, ça fait courant d'air ! Un mot qui peut dire l'élan, la fougue, l'enthousiasme. Imagine-toi grimpant vers le haut d'une colline. Tu es presque au sommet, c'est tout clair, c'est tout rond d'herbe verte. Tu marches, il y a l'air vif qui souffle à tes oreilles, tout autour s'étend à perte de vue l'immensité du paysage. C'est tellement beau que tu en as le souffle coupé. Ton cœur déborde presque. Tu te sens fort, grand et petit en même temps, léger comme un oiseau, tu te sens aussi libre que le vent. Tiens, tu pourrais t'envoler, être le vent toi-même...

C'est le bonheur, grand-mère ?

Il y a du bonheur dans le mot, oui, mais cherche encore... Quand tu mets du bon dans tout ce que tu fais, quand tu sais ouvrir tes yeux pas seulement pour voir, mais pour regarder, alors tu peux t'émerveiller de tout et d'un rien, du gazouillis d'une mésange, d'un sourire reçu, de la force du brin d'herbe qui pousse dru dans le bitume du trottoir, de la lumière d'or des étoiles. Quand une fleur devient le plus beau des bouquets du monde, que ton regard se fait caresse pour dire en silence toute ton émotion, quand tu accueilles les bras qui t'aiment et que tu est si plein de désir et d'amour que tu rayonnes comme un soleil...

J'ai trouvé, j'ai trouvé, c'est Soleil d'Amour ! C'est un petit nom que tu me donnais, grand-mère, quand j'étais petit !

Oui, tu es ce soleil-là et il y a de l'amour dans ce mot, mais cherche encore, cherche... C'est un mot qui te dit aussi d'avoir du courage, même quand il y a du gris dans ta vie. Un mot lucide qui n'exclut pas les peines et les difficultés. Un de ceux qui te permettra aussi de trouver toi-même dans chaque évènement difficile, le petit bout de ciel bleu, l'infime lumière qui te redonnera confiance en toi, et surtout en la vie qui est en toi.

C'est l'espérance !

Tu y es presque, continue, continue... Un mot qui contient la Vie, la Joie, l'Enthousiasme, la Tendresse des petits bonheurs, le Courage, le Désir, l'Amour, la Confiance, l'Espérance !

Il existe, grand-mère, ce mot qui dit tout ça à lui tout seul ?

Oui, mon petit... C'est le mot Vivance. C'est la Vivance dans la vie !

C'est un joli mot Vivance, grand-mère !

Murmure-le, écoute-le... Tu l'entends rire dès que tu le prononces...

Vivance !

C'est un mot précieux, tu sais...

Un mot près-des-cieux ?

Oui, dit-elle en souriant. Il vient certainement du ciel, peut-être même du pré-des-cieux... C'est un mot si précieux qu'il est mon héritage pour toi ! C'est qu'il me vient de loin, tu sais, de mon enfance, de ma maman à moi, de mon histoire... Il vient de toute ma lignée et je te l'offre aujourd'hui car le temps est venu... Cette Vivance, elle est la force vive qui donnera plus de vie à ta vie. Je la dépose en toi comme une graine pour qu'elle germe, qu'elle éclose, qu'elle resplendisse, qu'elle fructifie, afin qu'un jour toi aussi tu puisses à ton tour la transmettre à d'autres, à ceux que tu aimeras, que tu aideras, que tu accompagneras... Ouvre la bouche, tire la langue, ferme les yeux, mon petit Soleil d'Amour...Et...hop ! dit la grand-mère, en riant, la graine de Vivance est en toi ! N'oublie pas, c'est pour toute ta vie. La Vivance de la vie, c'est le plus beau cadeau que tu puisses faire à ta propre vie.

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15 novembre 2008

Lettres et manuscrits

Je viens de passer quelques jours dans la plus belle ville du monde, et je réalise que Paris regorge d'une diversité de trésors qui n'a pas vraiment d'équivalents. Je ne suis pas payé par l'office de tourisme de la capitale ou menacer dans mon intégrité physique par une extrémiste parisienne pour faire cette constatation. Ceci est juste le reflet de la réalité.

De toutes les musées que j'ai visité, un m'a particulièrement touché et ceci d'autant plus que ce fut une véritable surprise. J'ai passé un moment particulièrement émouvant au sein du musée des lettres et formulaires et pourtant même pas une référence sur le dépliant touristique des musées parisiens. Grave lacune en fin de compte, car dans son registre, cet endroit regorge de trésors littéraires.

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"C'est toujours dans les lettres d'un homme qu'il faut chercher plus que dans tous les autres ouvrages l'empreinte de son coeur et la trace de sa vie", témoignait Victor Hugo. Les lettres et manuscrits " apportent, en effet, un précieux éclairage pour comprendre la pensée des hommes et femmes - écrivains, hommes d'État, scientifiques, musiciens - qui ont écrit les grandes pages de l'histoire. 

Je fus particulièrement ému par la lettre d’amour de Géricault à Mme Trouillard, par celle de Mozart évoquant sa dernière composition en même temps que la mort de son père. Tous ces morceaux de papier écrits d'une main sûre ou hésitante, triste ou joyeuse... on rentre doucement dans l'intimité de ces grands personnages.

Je regrette juste de ne pas avoir eu assez de temps pour explorer tous ces trésors, mais en sortant, je me suis promis d'y retourner et de partager ce moment avec les personnes que j'aime.

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08 février 2008

L'art du tag en deux leçons

Quoi ? on se fait taguer maintenant sur la blogosphère ?

Voici ma première réaction en voyant cette intervention intempestive de Papillon sur mon blog ! il faut dire que lorsque j'ai lu ce message j'étais dans une humeur plutôt comment dire ... soupe au lait. Bon je vous explique ma fin d'après midi, vous allez comprendre. J'étais prêt à sortir du boulot pour aller partager un verre avec deux amis sur une terrasse bordelaise, à profiter de ce soleil qui laisse présager le début du printemps...et là je reçois un mail de mon chef me demandant de préparer un dossier dans les meilleurs délais (vous allez me dire c'est normal, ça tombe toujours un vendredi soir). J'ai hésité entre deux solutions :

- soit lui dire que j'avais une crise subite de paludisme et que pour le bien du service, je devais partir très rapidement, très crédible, je sais ....

- soit faire croire que j'étais parti en réunion (d'où l'intérêt de désactiver l'accusé de réception, ni vu ni connu), je sors donc de mon bureau en catimini et à 10 mètres de la sortie : j'entends un "Nicolas, vous pensez à moi ?" ...

Petit moment de doute, mais qui me parle ? je me retourne et je la vois, sourire aux lèvres, splendide dans son rôle de chef haïssable, sur le moment elle m'a fait penser à ce cher docteur House (enfin presque..., le cynisme et beaucoup de choses en moins) demandant à son équipe de faire une batterie de tests bien qu'il connaisse déjà le résultat. J'ai tout d'un coup senti que cette fin d'après midi saurait longue, très longue... et finalement, 1 heure 30 après, je sortais enfin de mon taf préféré me promettant de vraiment penser à changer de boulot dès que l'occasion se présentera.

Sur ces entrefaites, je tombe sur ce tag, là je me dis c'est un complot, style conspiration de "terroristes parisiens"... enfin je devrai être habitué

Bon, me voilà fasse à ce tag, qui me demande les choses suivantes :

Ecrire le lien de la personne qui nous a tagué
Préciser le règlement sur son blog
Mentionner six choses sans importance sur soi
Taguer six autres personnes en mettant leur lien
Prévenir ces personnes sur leur blog respectif

Oui, révèlons le à la blogosphère pour qu'elle soit soumise à la vindicte populaire, voici son lien http://journal-d-une-lectrice.over-blog.net/

Je peux attaquer maintenant les révélations fondamentales sur ma personne :

1 - je fais du cholestérol, c'est génétique m'a dis mon médecin, à 35 ans ça laisse présager des artères en folie pour la retraite, mais je suis pas trop inquiet, pour y remédier, j'ai pris des actions chez Danacol !!!

2 - je me force à faire deux kilomètres de piscine par semaine, un bon équilibre entre une dépense d'énergie et le sentiment de me transformer doucement en Ian Thorpe (mes amis vous diront qu'il faudra attendre le prochain millénaire pour admirer mes exploits aquatiques)

3 - à mon dernier voyage à Paris, je suis resté en admiration devant le musée des Arts Premiers, l'une des plus grandes réussites de notre ancien président (euh ....là je m'emballe sur "les" réussites)

4 - je suis intoxiqué au café et ma coloc qui me pousse à ce qu'on s'offre une nespresso, là je crois que mon ulcère anticipera la grêve des mes artères.

5 - j'adore parler aux personnes âgées dans les rues de san sebastian, mes talents linguistiques en espagnol m'aident beaucoup !!!

6 - enfin, tous les soirs j'allume un cierge pour que Bordeaux soit la ville retenue pour représenter l'Europe sur la scène culturelle en 2013 ! Allez Erwan ne lâche rien !!!!

Maintenant que vous savez tout sur moi, allons chercher les petits chanceux qui vont devoir se prêter à ce "jeu" !

Titi ; Antigone ; Gaël ; Choupynette ; Eugénie et BlueGrey...

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02 février 2008

L'execution de Lady Jane Gray

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Cette oeuvre de Paul Delaroche (National Galery de Londres) est la peinture préférée d'Audrey (ma coloc), voici son histoire..

Jane est la fille de Henry Grey (1508-1554), marquis de Dorset, et de Frances Brandon (1517-1559). Frances est la fille de Marie (1496-1533), fille du roi Henri VII d'Angleterre, et de Charles Brandon, donc Jane est héritière légitime et aussi protestante.

Son cousin, le roi Édouard VI, la choisit pour lui succéder, mais ses partisans doivent lutter contre ceux de Marie Tudor, fille du roi Henri VIII. En 1553, elle épouse Guilford Dudley (?-1554), fils de John Dudley, 1er duc de Northumberland. Le duc espère dominer les jeunes, et ainsi lui-même régner.

Jane est vite renversée. Marie Tudor ne veut pas la mettre à mort, mais n'a guère le choix, en raison de ses liens avec l'Espagne. Jane meurt décapitée à la Tour de Londres.

Jane s'est mise à genoux et a tenu le billot. Alors, elle a abaissé sa tête et son mince cou sur le billot. Ses derniers mots furent "Seigneur, entre vos mains, je remets mon esprit". Le bourreau a balancé sa hâche sur le cou de Jane, séparant sa tête de son corps. Le sang gicla sur l'échafaud et sur le public. Le bourreau prit alors la tête de Jane par les cheveux et hurla : "Périssent ainsi les ennemis de toute reine. C'est la tête d'un traître ! "»

Pourquoi cette préférence pour ce tableau me demanderez vous ? Après l'avoir examiner avec attention, je commence à comprendre ce qui a fasciné audrey.

Ce tableau peut être vu comme une scène de théâtre dans le sens où le tragique est exacerbé, notamment dans la posture quasi héroïque de la jeune femme. On sent que le peintre éprouve une certaine pitié pour cette jeune fille dans la représentation de celle-ci, à genou, toute de blanc vêtue et les yeux bandés. En effet, elle est la première chose qui a attiré mon regard. Puis, il s'est porté sur l'homme (peut être un homme d'Eglise) soutenant Lady Grey. Aussitôt il m'est apparu comme un personnage intrigant. En effet, il semble éprouver une certaine compassion dans ses gestes, peut-être du fait des égards dus à son rang de reine, à sa jeunesse et au fait de son exécution politique, mais c’est tout de même lui qui l’emmène vers le billot et donc vers la mort : il a ainsi un rôle ambigu. Ensuite mon regard s'est dirigé vers le bourreau, puis sa hache, (ce qui permet de comprendre rapidement son rôle et le rang de la jeune fille, la décapitation étant une exécution réservée aux nobles depuis le Moyen Âge).

Enfin, les femmes à gauche sont probablement des proches de Lady Grey déplorant ainsi la perte de cette femme, mais elles peuvent aussi représenter une partie de la noblesse protestante, qui constate l’avènement d’une reine catholique et ainsi un changement plus ou moins radical dans les mœurs de la société.

L’aspect dramatique (dans le sens théâtral) est accentué par la mise en scène et le décor inspiré de la période entre le Moyen Âge et la Renaissance. La présence du billot accentue ce côté dramatique et on en vient à compatir totalement avec le sort réservé à cette reine.

Je suis curieux de connaître vos impressions ....

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26 décembre 2007

1 an !!!!!!!!!!!!!!!

Un an déjà, mon dieu que le temps passe vite me dirait mon vieille oncle Anatole !  Il avait raison le brave homme. Et moi qui ne  pensais pas tenir et continuer à alimenter ce blog pendant une année complète, je suis toujours là..... Pour tout vous dire, je me suis lancé dans cette aventure comme un archéologue sur le site d'une civilisation disparue, je ne savais pas ce que j'allais y trouver, qui j'allais rencontrer... et finalement, je me suis laissé porter par cet enrichissement continu que procure la lecture, la musique et le cinéma mais surtout la découverte de blogs passionnants et de personnes attachantes. 

Je vais donc continuer dans cette voie et essayer de respecter ce postulat exprimé par Guitry :

"Jouer son rôle, à mes yeux, c'est être soi-même, conformément à l'idée que les autres se font du personnage que l'on est. "

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15 octobre 2007

Le rugby c'est un monde

Comment oublier la désilusion et la déception de match contre l'angleterre ? En allant voir l'excellente expo au Musée d'Aquitaine de Bordeaux sur le rugby.

La magie de ce sport ne va pas s'arrêter à un plaquage raté en début de match, ni à quelques chandelles trop longues atterrissant directement dans les bras des hommes en blanc, ni à regarder le gentleman wilkinson passer ses coups de pied comme à l'entraînement en se disant finalement "il a de la classe quand même le Monsieur" !!!! Pierre Mac Orlan disait justement "Il fallait être Anglais pour inventer le rugby. Qui d'autre aurait pu penser à un ballon ovale ?"

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C'est bien ce que je me suis dit en poussant la porte du musée, pour oublier ce match, il faut se souvenir de tous les exploits passés, mais surtout de la finalité du rugby basée sur la ferveur, la bravoure et la fraternité..... et je n'allais pas être déçu 800 m² d'exposition, 600 objets et documents, 30 vidéos, des matches mythiques et de grandes mises en scène scénographique évoquent ce sport si singulier qui, plus qu'un jeu, constitue une véritable "manière d'être". Le rugby dépasse les frontières, des borders d'Ecosse aux mines galloises, des fermes de Nouvelle-Zélande aux universités d'Afrique du Sud, d'Argentine au Japon, jusqu'aux villages du Nord-Ouest de la France.

Espace peuplé d'émotions, de passions, de joies et de peines, plein de bruit et de fureur, d'harmonie et de grâce, le rugby "c'est la vie même". D'où vient-il ? Comment s'est-il diffusé dans le monde ? Quels sont les règles et quel est son esprit ? A quoi tient sa singularité ? Quelle est sa place en France et dans le monde contemporain ? Autant de questions soulevées au Musée d'Aquitaine pour nous aider à mieux comprendre le "sport roi".

Au fur et à mesure de l'expo, on prend conscience que c'est bien un Sport atypique, qui a su créer ses propres légendes mais ses controverses, un sport anachronique ancré dans la tradition et résolument moderne. Un sport de voyous et d'intellectuels, d'esquives et de combat collectif, sport de la meilleure société anglaise, argentine ou italienne, mais sport populaire dans la France rurale du Sud et les provinces les plus reculées d'Afrique du Sud, de Nouvelle-Zélande et du Pays de Galles : le rugby est une continuelle surprise. On essaye de comprendre la singularité de ce jeu et sa diversité en déclinant les différents temps d’une journée de rugby....Des petits matins frisquets où des enfants s'affrontent en des tournois improvisés aux premiers échanges entre supporters d'équipes rivales partageant une bière avant la rencontre. Des chants et des vestiaires à la présentation des équipes au combat. De l'émotion qui envahit les visages au terme d’une victoire ou d'une défaite à la fameuse troisième mi-temps...où les adversaires partagent des moments ensemble et se réconcilient.

Je suis ressorti avec la sensation que cette défaite n'est pas une fin en soi, mais laisse présager de nouvelles émotions populaires, des moments de liesse et de tristesse, de doute et de joie.

Je ne pouvais pas terminer ce post sans cette fameuse citation rugbystique d'actualité pour notre équipe nationale : "On est au pied du mur, il faut le construire."

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04 octobre 2007

Un samedi marqué de la rose

Je pense au week end sportif qui se profile, un samedi à supporter notre équipe nationale en espérant que la marée noire ne provoque pas une nouvelle catastrophe qui hantera pendant un long moment la mémoire collective du rugby français. Enfin, un miracle nous permettrait de nous retrouver de nouveau sur le chemin du quinze de la rose, si cher dans nos coeurs bordelais. Je vous rappelle pour mémoire que l'Aquitaine fut jusqu'à la guerre de cent une province anglaise. Permettez-moi de m'arrêter un instant sur nos futurs adversaires de la demi finale (oui, je suis un grand optimiste).

Ce fameux 15 de la rose, mais pourquoi une rose me demanderez vous ? L’emblème national des Anglais est la rose rouge de Lancaster. Ce symbole évoque la guerre des deux- roses qui opposa les Lancaster (rose rouge) et les York (rose blanche) et déchira le pays. Henri Tudor, descendant des Lancaster, épousa Elisabeth d’York et le symbole des maisons royales devint une rose rouge au cœur blanc. Donc, pour en revenir au sport, cette équipe est un savant mélange entre la discipline et le talent, et quand le joyau de la couronne n'est autre que Jonathan Peter Wilkinson, alors tout devient possible. (pour mémoire, ce joueur pétri de classe et de talent, a porté son équipe sur ses épaules, ou plutôt du bout de ses chaussures, pour assurer la victoire finale lors de la dernière coupe du monde).

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Je laisse les admirateurs (trices) apprécier.

Ne pensez pas que ce post fasse l'apologie du rugby d'outre manche, c'est juste un avis objectif sur cette équipe que j'aurai plaisir à retrouver dans cette coupe du monde....à bon entendeur .....

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16 septembre 2007

Petit jeu litteraire - suite

De nouveau je vous propose un petit jeu. Voici quelques lignes de trois auteurs connus (je hause un peu le niveau); pour la où le premier qui arrivera à retrouver les noms des oeuvres et bien sûr des auteurs, un petit cadeau est au bout de la recherche...

Bonne chance ! (merci de ne donner les réponses que si vous avez les trois )

" La maison se trouvait dans Barbary Lane, un étroit passage piétonnier avec des marches en bois. Les trois étages composaient une structure de planche marron, usées par les intempéries. Cela fit penser à Mary Ann à un viel ours qui aurait eu des feuilles accrochées dans son pelage. Elle fut immédiatement séduite"

"- Je suis aussi la femme de ta vie.

Une stupeur délicieuse engourdit Adolf. La fille avait énoncé cette énormité avec une telle évidence qu'il sentait qu'elle avait raison.Pour incongrue et inhabituelle qu'elle fût, la phrase s'imposait, une lumière allumée dans une pièce obscure; elle révélait une intimité ancienne, future, quelque chose qui ne demandait qu'à être dit pour être, et qui désormais existait de façon ravageuse, un élan." 

" Maman et Papa me tournèrent le dos et s'éloignèrent, me laissant seul avec ce cadre que je tenais entre mes mains avec le plus profond respect. Je fondis en larmes et alors me vinrent ces paroles :" Ceci est mon héritage, mon passé qui ne me quittera plus jamais. Grand père la gardé sur sa commode toutes ces années. Il devait être au supplice quand il se surprenait à les regarder au plus profond de sa détresse". Mais peut être que cela ne le tourmentait pas du tout ; je crois que grand-père possédait un savoir et un pouvoir qui l'avait conduit bien au-delà de mon petit monde et de ce que j'étais capable de percevoir."   

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08 septembre 2007

Petit jeu litteraire

Je vous propose un petit jeu, voici quelques lignes de deux auteurs très connus et le premier qui arrivera à retrouver les noms des oeuvres et bien sûr des auteurs, je lui enverrai un petit roman de mon choix...

"l'autobus arrive,

un zazou à chapeau monte

un heurt il y a

plus tard  devant  saint lazare

il est  question d'un bouton"

"Ce que j'aime en ma  folie, c'est qu'elle m'a protegé, du premier jour, contre les seductions de l'élite : jamais je ne me suis cru  l'heureux  propriétaire  d'un "talent" : ma  seule  affaire était de me sauver - rien dans les mains, rien dans les poches - par le  travail  et la  foi. Du  coup ma pure  option ne  m'élevait au dessus de personne : sans équipement, sans  outillage je me suis mis tout entier à l'oeuvre pour me  sauver tout entier. Si je  range  l'impossible Salut au magasin des accessoires, que reste-t-il ? Tout un homme  fait de tous les  hommes  et qui les  vaut  tous et que vaut n'importe qui."

NB :  jouez le  jeu  et pas de recherche  google !!!

Posté par sachaguitry à 20:06 - Moments de vie - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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