05 février 2007
Broken flowers
Synopsis
Célibataire endurci, Don Johnston vient d'être quitté par Sherry, sa dernière conquête. Alors qu'il se résigne une nouvelle fois à vivre seul, il reçoit une lettre anonyme dans laquelle une des anciennes petites amies lui apprend qu'il est le père d'un enfant de 19 ans, et que celui-ci est peut-être parti à sa recherche. Sous les conseils de son meilleur ami Winston, détective amateur, il décide de mener l'enquête afin d'éclaircir ce mystère. Malgré son tempérament casanier, le sédentaire Don se lance alors dans un long périple, au cours duquel il retrouve quatre de ses anciennes amours. A travers ces visites-surprises, Don se retrouve confronté à son passé, et, du même coup, à son présent.
Mon avis :
J'aurai pu trouver ce film lent, ennuyeux et sans véritable intrigue .........et bien non, au contraire, il m'a touché par sa sobriété, sa simplicité, sa sensation de totale douceur, son humour discret mais efficace, son charme des décors et du cadre, le tout sans une pointe de prétention.
L’histoire de ce film est assez simple, Bill Murray qui incarne un Don Juan sur le déclin reçoit un jour, une lettre anonyme de ses anciennes conquêtes lui annonçant qu’il a un fils et qu’il est à sa recherche. Il part donc sonder ses ex compagnes pour élucider ce mystère.
J'ai trouvé Bill Murray tout bonnement excellent, il réitère son niveau de performance de Lost in Translation, car il suffit simplement de voir son visage pour tout comprendre de son personnage et de son état d'esprit, un simple plan où il reste muet peut nous faire rire, ce qui est la preuve qu'il aurait été une vraie star au temps de Chaplin ou de Keaton.
Ce voyage qui l’emmène sur les traces de son passé et de ses erreurs, lui laisse juste le temps de comprendre que le temps passe irrémédiablement à une allure effrénée. Celui lui permet aussi de s’ouvrir aux autres, alors qu’il adoptait jusqu’à alors une attitude nombriliste, il doit désormais faire des efforts de sociabilité.
C’est donc toute une galerie de personnages qu’il va rencontrer, tous plus atypiques les uns que les autres, de Sharon Stone à Jessica Lange en passant par Frances Conroy.
La réalisation est excellente, on ne s’ennuie pas une seule seconde dans cette sorte de road movie sentimental. Le réalisateur américain délivre un film chargé d’émotions et de réflexions métaphysiques sur des thèmes aussi important que la vie ou la mort.
La prise de conscience de l'importance du présent pour le personnage et son évolution psychologique sont particulièrement intéressantes et développées de façon très intelligente dans le scénario.
La fin du film est plutôt surprenante, et prouve bien que ce n'est pas un film d'intrigue, mais bien un film d'ambiance. "le temps qui passe " est plus important que l'endroit ou il mène.........
02 février 2007
21 grammes
Synopsis
On dit que nous perdons tous 21 grammes au moment précis de notre mort...
Le poids de cinq pièces de monnaie.
Le poids d'une barre de chocolat.
Le poids d'un colibri.
21 grammes.
Est-ce le poids de notre âme ?
Est-ce le poids de la vie ?
Paul attend une transplantation cardiaque. Cristina, ex-junkie, est mère de deux petites filles. Jack sort de prison et redécouvre la foi.
A cause d'un accident, ils vont s'affronter, se haïr... et s'aimer.
Mon avis :
Voila un film qui change de l’ordinaire par sa mise en scène, son ambiance et son naturel.
Bon,il faut rester attentif dés le départ pour suivre les différentes vie des trois protagonistes de cette histoire bouleversante.
Mais,si on accroche le bon wagon on est emporté dans cette histoire qui nous montre les aléas, les hauts et les bas d’une vie humaine sans jamais rentrer dans les clichés, dans le mélodrame ou la facilité.
L’interprétation des acteurs est exceptionnelle de justesse et d’émotion, de Naomi Watts, bouleversante, en passant par Sean Penn et Benicio del Toro tous deux étincelants, et une étonnante Charlotte Gainsbourg.
Un très bon scénario, un thème traité avec beaucoup de finesse, mais surtout, ce qui crève l'écran, c'est la réalisation, complètement inhabituelle, où l'histoire n'est pas dévoilée dans sa stricte continuité temporelle.
En effet, le fait que l'histoire soit racontée dans le désordre donne beaucoup plus d'impact au dénouement.
Ce film nous plonge dans une vraie réflexion sur notre vie, sa fragilité et son poids.....
31 janvier 2007
Closer
Synopsis
Larry, médecin, aime Anna, photographe, qui le trompe avec Dan. Alice, stripteaseuse, aime Dan, écrivain et manipulateur, mais le trompe quand même avec Larry.
A un niveau extrême, deux hommes et deux femmes vont jouer le jeu pervers de la séduction et du désir. Alternant manipulations et trahisons, ils entament un diabolique chassé-croisé amoureux dont personne ne sortira indemne.
Mon avis :
"I can't take my eyes off of you... til I find somebody new" ce morceau de l'excellente chanson de Damien Rice Blower's daughter (la fameuse musique du film) résume enfin de compte, à lui seul ce film.
Ce jeu du chat et à la souris, de l'amour et du hasard est une très bonne satyre des relations amoureuses. L'amour n'est ce qu'une illusion, n'est ce qu'un instant fugace, l'amour ne serait il pas seulement que du sexe, qu'est ce qui fait qu'on aime ?
Toutes ces questions sont à mon sens le point central de ce film, en arrivant dans une société ou on nous sert cette image de prince(sse) charmant(e), Mike Nichols nous offre un film sur la vie tout simplement. Qui n'est pas si rose, puisqu'on s'aime, on se quitte, on se retrouve on se requitte et la boucle est sans fin.
Ce jeu malsain entre Natalie portman (décidemment magnifique et d'une légèreté déboussolante), julia roberts, jude law et clive Owen, est tourné d'une manière très juste, de plus aggrémenté par la très belle musique de Damien Rice.
Un film sur des relations amoureuses que l'on pourrait rencontrer dans la vraie vie, cynique et touchant. Peut etre seulement un film sur l'amour tout simplement ?...
27 janvier 2007
Le cercle des poètes disparus
Synopsis
Todd Anderson, un garçon plutôt timide, est envoyé dans la prestigieuse académie de Welton, réputée pour être l'une des plus fermées et austères des Etats-Unis, là où son frère avait connu de brillantes études.
C'est dans cette université qu'il va faire la rencontre d'un professeur de lettres anglaises plutôt étrange, Mr Keating, qui les encourage à toujours refuser l'ordre établi. Les cours de Mr Keating vont bouleverser la vie de l'étudiant réservé et de ses amis...
Mon avis :
Depuis un petit moment, je voulais faire un post sur ce film ...et ce soir, je me lance.
Ce film aborde plusieurs domaines : les troubles de l’adolescence, les systèmes sociaux fermés et traditionalistes pour qui les moyens sont devenus leurs propres fins, les rapports humains et leurs désirs, l’éducation et l’instruction, la capacité à se remettre en question, etc.
Avec cette histoire, on touche l’espoir et sa tragédie, l’innocence assassinée par un réalisme sans concession, la créativité martyrisée pour l’ambition, l’isolement de l’avenir par l’ordre.
Peter Weir nous donne un film poignant, lyrique, émouvant et d'un grand humanisme...
Robin Williams est excellent dans ce rôle de prof magnifique qui fait souffler un grand air de liberté de poésie,de joie de vivre et finalement un vrai bonheur.
Un de mes personnages préférés parmi les étudiants est Charly Dalton à la fois drôle, impulsif, révolté et terriblement humain ( le passage, où il fait sonner un téléphone lors d'un rassemblement des élèves et qu'il interpelle le directeur pour lui dire que c'est Dieu à l'autre bout de la ligne qui veut lui parler est excellent).
Enfin, la superbe musique de Maurice Jarre est le support idéal de cette histoire mélancolique mais aussi pleine d'espoir pour l'avenir.
C'est un film magnifique qui fait rêver, pleurer, réfléchir et aimer la vie, que demander de plus ?
26 janvier 2007
Dogville
Synopsis
Dans les années trente, des coups de feu retentissent un soir dans Dogville, une petite ville des Rocheuses. Grace, une belle femme terrifiée, monte en courant un chemin de montagne où elle fait la rencontre de Tom, un jeune habitant de la bourgade. Elle lui explique qu'elle est traquée par des gangsters et que sa vie est en danger. Encouragée par Tom, la population locale consent à la cacher, en échange de quoi Grace accepte de travailler pour elle.
Lorsqu'un avis de recherche est lancé contre la jeune femme, les habitants de Dogville s'estiment en droit d'exiger une compensation, vu le risque qu'ils courent à l'abriter. Mais la pauvre Grace garde en elle un secret fatal qui leur fera regretter leur geste...
Mon avis :
La plus simple des mises en scène ne gache finalement rien au contenu d'un film. C'est son objet et ses composants humains qui en sont la plus vive trame.
Je dirais que l'originalité de ce film a savoir l'inexistence de décor augmente sans nul doute son attrait, notre imagination est mise à contribution
Dogville traduit la cruauté humaine, qui se révèle à nous derrière le masque de l'innocence. Cette cruauté qui finit même par gagner le coeur le plus pur, celui de Grace.
Nicole Kidman irradie littéralement le film. Elle joue à la perfection cette Grace si énigmatique et captivante qui fait l'objet de toutes les convoitises et les perversions de tout un village qui n'aura de cesse de lui faire payer la dette qu'elle leur doit.
Ce film est déroutant, et même très séduisant.
24 janvier 2007
Chromophobia
Synopsis
Les dilemmes de la vie londonienne moderne, dans laquelle les bonnes valeurs traditionnelles telles que l'honnêteté, la loyauté et l'amitié sont sacrifiées au profit d'une nouvelle morale basée sur le succès et la célébrité.
Mon avis :
J'ai beaucoup aimé Chromophobia.
Certes la mise en place des différentes histoires est un peu longue, mais le film décolle réellement une fois brossé le portrait de chaque personnage.
L'histoire est prenante, elle nous amène à s'intéresser aux questions que se posent les personnages, car nous nous les posons aussi. Les coups durs de la vie, les trahisons, les malhonnêtetés, les doutes, les peurs, les angoisses, les frustrations, les injustices...
Les acteurs sont tous éblouissants, de Kristin Scott Thomas à Penelope Cruz (qu'on n'a jamais connu aussi convaincante et émouvante) en passant par Ralph Fiennes, magistral 'ambiguïté.
La réalisation est superbe, elle aboutit à un mélange exquis,avec des acteurs véritablement différents les uns des autres, et pourtant, l'alchimie opère à merveille
Tout est traité dans ce film, tout est ressenti. La fin est vraiment émouvante.
22 janvier 2007
Paris, je t'aime
Synopsis
Des frères Coen à Olivier Assayas, en passant par Wes Craven ou Gus Van Sant, dix-huit cinéastes signent une déclaration d'amour à Paris via autant de sketches d'atmosphères et de styles différents.
Au fil des quartiers, des histoires d'amour passager, voilé, mimé, vampirisé, malmené ou révélé...
Un Pari(s) moderne émouvant et drôle, un film plein de vie(s) sur le thème de l'Amour.
Mon avis
Paris je t’aime" est plutôt une bonne surprise !... Bien sûr, tous les courts métrages ne sont pas égaux mais il ressort une certaine homogénéité de l’ensemble.
Je pense que ce fut un véritable défi de regrouper tant de grands noms au service d'une seule et même chose, la ville de Paris. Ici la capitale prend vie, elle dévoile tous ses visages mêmes les moins reluisants autour des thèmes de l'amour, de la rencontre, du partage, de la famille.
Notre attention est sans cesse retenue par l’enchaînement des courts-métrages et la diversité surprenante de l’ensemble.Tristes, drôles, émouvants, on retrouve dans chaque segment la verve de son réalisateur, son engouement, sa patte.
Le film donne lieu à une confrontation de points de vue singuliers sur la capitale française, à travers le portrait de personnages attachants et de leur rencontre amoureuse au sein des différents quartiers de la ville.
Sur ce dernier aspect, le plan d’introduction montrant une vue de la capitale sous un feu d’artifice est très révélateur. « Paris je t’aime » est un kaléidoscope d’émotions.
20 janvier 2007
Un homme d'exception
Synopsis
En 1947, étudiant les mathématiques à l'université de Princeton, John Forbes Nash Jr., un brillant élève, élabore sa théorie économique des jeux. Pour lui, les fluctuations des marchés financiers peuvent être calculées très précisément.
Au début des années cinquante, ses travaux et son enseignement au Massachusetts Institute of Technology ne passent pas inaperçus et un représentant du Département de la Défense, William Parcher, se présente à lui pour lui proposer d'aider secrètement les États-Unis. La mission de John consiste à décrypter dans la presse les messages secrets d'espions russes, censés préparer un attentat nucléaire sur le territoire américain. Celui-ci y consacre rapidement tout son temps, et ce au détriment de sa vie de couple avec Alicia.
Ce job n'est toutefois pas sans risques : des agents ennemis surveillent ses moindres faits et gestes. Mais personne ne le croit.
Mon avis :
J'avais découvert un peu par hasard ce film lors de sa sortie, et j'en ai gardé un très bon souvenir.
Ce film retrace la vie de John Nash, prix Nobel d'économie en 1994. Complètement schizophrène et paranoïaque, celui-ci se croit investi d'une mission confidentielle par le gouvernement à l'époque de la Guerre Froide. Entre délires et réalité, Nash est victime d'hallucinations qui lui pourrissent la vie.
Russel Crowe est excellent (à contre-emploi en comparaison de son rôle dans Gladiator), et laisse parfaitement filtrer ses émotions. Jennifer Connelly, Ed Harris et Josh Lucas sont vraiment tous très bons aussi.
Quand à la réalisation de Ron Howard, elle manque d'originalité mais reste malgré tout toujours très efficace. Et je soulignerai particulièrement la musique qui apporte beaucoup de choses au film, magnifiquement menée par le grand "James Horner".
Un homme d'exception est un film juste, sensible, qui parle de souffrance et de compassion....et même si, à sa sortie ce film fut le sujet de nombreuses critiques, regardez le et forgez vous votre propre opinion.....
17 janvier 2007
C.R.A.Z.Y.
Synopsis
Un portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires à la poursuite de leur bonheur.
De 1960 à 1980, entouré de ses quatre frères, de Pink Floyd, des Rolling Stones et de David Bowie, entre les promenades en moto pour impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et grandes disputes et, surtout, un père qu'il cherche désespérément à
retrouver, Zac nous raconte son histoire...
25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde entre une mère aimante et un père un peu bourru mais fier de ses garçons.
C'est le début de C.R.A.Z.Y., le récit de la vie d'un petit garçon puis d'un jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu'à renier sa nature profonde pour attirer l'attention de son père.
Mon avis :
C.R.A.Z.Y. est une chronique douce-amère qui relate avec une vision juste, humoristique et touchante l'histoire d'une famille singulièrement atypique sur une période de plus de 30 ans.
Après un petit temps d'adaptation au "fameux" accent québécois, on se laisse emporter par les si savoureuses et si parlantes expressions québécoises qui émaillent l’intégralité des scènes, c’est un véritable bonheur.
A travers l'histoire de Zach et de sa difficulté à s'affranchir de tout paramètre extérieur en sus de l'amour qu'il porte à son père pour s'accepter tel qu'il est, le film dévoile un casting talentueux ... Les personnages de cette histoire sont hauts en couleurs et attachants. Les rapports familiaux, sujet très complexe, sont montrés ici de manière simple et vrai. La relation père fils est d'une authenticité vertigineuse parfois drôle puis ridicule et enfin terriblement émouvante.
C’est un film pop, rétro, une reconstitution réussie de l’époque vinyle et flower power, une saga plus personnelle et grave qu’elle le semble au premier abord, une comédie dramatique ou un drame réconfortant, en somme, un merveilleux voyage.
16 janvier 2007
Little Miss Sunshine
Synopsis
L'histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes". La mère, Sheryl, tente de dissimuler les travers de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l'hôpital après avoir été congédié par son amant.
Les enfants Hoover ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de 7 ans, Olive, se rêve en reine de beauté, tandis que son frère Dwayne a fait voeu de silence jusqu'à son entrée à l'Air Force Academy.
Quand Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen rouillé : ils mettent le cap vers l'Ouest et entament un voyage tragi-comique de trois jours qui les mettra aux prises avec des événements inattendus...
Mon avis :
Je vous invite, si ce n'est déjà fait à découvrir ce road movie "familial" drôle, cynique et grinçante, plein de chaleur humaine et d'espoir et qui met une grande claque à l'Amérique actuelle puritaine
Cette histoire nous montre comment une famille quelque peu déchirée peut se rapprocher à travers le malheur et les coups durs, un film plein de sincérité qui vous fera rire et sourire du début à la fin avec quelques beaux moments d'émotions.
Grâce à cette formidable équipe d'acteurs, l'intrigue ne s'essouffle jamais. Les Hoover (patronyme clin d'oeil qui concilie la marque d'aspirateurs et le nom d'un directeur du F.B.I.) sont insupportables et charmants. Avec ce père inventeur d'une méthode pour " réussir ", quel fils ne se réfugierait pas dans le mutisme ? La mère applique à la lettre les théories permissives d'éducation : pauvre Olive qui ne sait sur quel pied... danser ! Ce personnage craquant est incarné par Abigail Breslin, petite actrice vraiment exceptionnelle ! Aussitôt apparue elle met le spectateur dans sa poche ! Mais le grand-père surpasse tout : ce sniffeur de coke pornographe a pourtant toujours le mot juste pour guider ou consoler. L'oncle, lunaire et amoureux, est un joyau.
A travers un banal voyage pour un concours de beauté (mais dans le combi de mes rêves : purement seventies et flower power), les personnages essayent de retrouver un sens à leur existence et apparaissent ainsi extrêmement humains. Petit bijou du cinéma indépendant américain, délicieusement déjanté, le film célèbre la marginalité
Mais s'il est aussi une réflexion sur les névroses de l'Amérique, au même titre qu'un "American Beauty", "Little Miss Sunshine" est avant tout une comédie, et une comédie très réussie....mon coup de coeur ciné 2006 !










