beaucoup de bruit pour rien

Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle

17 novembre 2007

Sacha Guitry, une vie de merveilles

9782258071605

Résumé

A partir de photos privées et publiques, de lettres et de documents divers, la vie de S. Guitry est racontée en sept actes : son amour pour son père, son don pour la caricature, l'initiation avec Charlotte Lysès, le théatre pendant les années folles, la découverte du cinéma, Geneviève de Séréville et l'ombre de la guerre, Lana Marconi et le retour à l'histoire.

Quatrième de couverture

Né pour jouer

Enfant d'acteur, choyé par un père monstre sacré de son temps, grandi au milieu des mots, modulés, répétés à l'infini tandis que Lucien Guitry se met en bouche les textes de Molière ou d'Edmond Rostand.

Doué pour le dessin, capable très tôt de saisir le trait marquant d'un visage ou d'un caractère, très vite de construire une situation où se nouent et se dénouent les fils d'une intrigue.

Doué pour plaire et faire rire.

Mêlant jour après jour l'art et la vie.

C'est ce personnage hors norme, Sacha Guitry, né à Saint-Pétersbourg en 1885, mort à Paris il y a un demi-siècle, qu'André Bernard nous raconte ici en images grâce à sa fabuleuse collection de documents les plus divers. Jean Piat le dit dans sa préface, André Bernard nous le révèle Vivant, dans le jeu et le travail, cet acteur, auteur, homme de théâtre, cinéaste dont la stature imposante contredisait tant la légèreté de l'esprit et l'extrême attention qu'il portait à tout ce qui était son métier.

« Quand un homme a l'honneur d'être un délassement pour ses contemporains, il doit y consacrer le plus clair de sa vie. »

« Il faut être heureux, car lorsqu'on se met à être heureux, l'existence devient une chose tout à fait inouïe. »

Une amie m'a offert ce magnifique livre pour mon anniversaire, et je l'en remercie vraiment. Justement, en parlant d'anniversaire, cette année est le 50ème anniversaire de la mort de Sacha Guitry. 

En lisant ce livre, on découvre la vie passionnante de cet artiste aux multiples talents, à la fois auteur de pièces de théâtre, metteur en scène, dialoguiste, scénariste, réalisateur et comédien. C'est à partir de photos privées ou publiques, lettres, documents divers, qu'André Bernard raconte la vie de Guitry.

"21 février 1885. Il ne s’agissait pas de rater mon entrée. Quand j’ai vu ma mère, j’ai su que la vie était belle." tout est dit !!!!

On découvre les différents artistes qui l’entourèrent dès ses premiers pas. Son père d’abord, Lucien, et puis Cocteau, Colette, Rodin, Yvonne Printemps qui fut sa femme, etc...

Au fur et à mesure qu'on rentre dans sa vie, on se rend compte qu'il avait vu dans le cinéma un moyen moderne de voyager, et qu'il a utilisé cet outil en véritable visionnaire.

Voici quelques anecdotes sur ce personnage à l'esprit décapant :

"Sacha est le diminutif russe d'Alexandre. Le tsar Alexandre III était en effet son parrain.

Comme il l'explique dans son discours de cent lignes, prononcé lors du banquet du centenaire de Janson-de-Sailly, il fut expulsé de 11 lycées différents. Il explique dans un de ses ouvrages que c'est suite aux déplacements de son père qu'il a redoublé sa sixième 10 fois. En effet, à l'époque, on recommençait l'année si l'on changeait d'établissement, ce qui était périodiquement son cas. Il fêta ses 18 ans en sixième et arrêta là ses brillantes études.

Durant l'hiver 1889, à 4 ans, son père, Lucien Guitry, en pleine séparation d'avec sa femme, sort avec Sacha pour chercher des gâteaux au coin de la rue, et de coin de rue en coin de rue (car la pâtisserie la meilleure était plus loin) il l'enlève aussitôt jusqu'en Russie, lieu de ses futures représentations. Sacha y jouera enfant devant le Tsar et la famille impériale. Ce sera là-bas qu'il entendra que son père "va jouer tous les soirs pour travailler".

Malgré le vif soutien de Tristan Bernard et de nombreuses personnalités de la résistance, Sacha Guitry fut injustement soupçonné de collaboration à la Libération, et incarcéré pendant 60 jours (d'où son livre "60 jours de prison"). Un non-lieu complet fut prononcé. « Il n'y avait donc pas lieu ! », commenta ironiquement Sacha Guitry, qui déclara par ailleurs : « La Libération ? Je peux dire que j'en ai été le premier prévenu ». Pour la petite histoire, ce fut Alain Decaux qui évita le pillage de sa maison car il était à l'époque mobilisé et qu'il avait, connaissant Guitry, demandé à surveiller sa maison. En souvenir de ce beau geste, Lana Guitry lui offrit l'émeraude que Sacha portait et qui trône désormais sur la poignée de son épée d'académicien. De son arrestation, il dira : « ils m'emmenèrent menotté à la Mairie. J'ai cru qu'on allait me marier de force ! »

Posté par sachaguitry à 19:17 - Auteurs - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 mars 2007

Tristan Bernard

Ami très proche de Léon Blum, mais aussi de Jules Renard, Marcel Pagnol, Lucien Guitry et de bien d'autres artistes, Tristan Bernard était connu pour ses jeux de mots, romans et pièce de théatre, et fut un promoteur des mots croisés.

Tristan Bernard donna quelques articles au début du Canard enchaîné en 1917, puis le témoignage de sa sympathie en participant notamment à L'Almanach des vacances de 1921. Publier Tristan Bernard pour le Canard enchaîné, était le signe envoyé au lectorat que ce journal était « drôle, fin et parisien ». Il préside les banquets pour les numéros-anniversaires du journal en 1931 et 1934. La dernière strophe de la chanson Marquise de Georges Brassens, qui répond au poème de Corneille repris par le chanteur, a été écrite par Tristan Bernard:

« Peut-être que je serai vieille,

Répond Marquise, cependant

J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille,

Et je t'emmerde en attendant. »

À la fin de sa vie, il fut arrêté et déporté au camp de Drancy. À son départ pour le camp, il aura pour sa femme cette phrase: « Jusqu'à présent nous vivions dans l'angoisse, désormais, nous vivrons dans l'espoir. » Il sera libéré trois semaines plus tard grâce à l'intervention de Sacha Guitry et de l'actrice Arletty. Son petit-fils, François, déporté à Mauthausen n'en revint pas. Il ne se remit jamais de cette disparition et mourut peu de temps après.

C'est en référence à son ouvrage Mémoires d'un jeune-homme rangé que Sartre et Simone de Beauvoir optent pour le titre Mémoires d'une jeune-fille rangée. Son ouvrage Aux abois a été adapté en 2005 au cinéma par le réalisateur Philippe Colin, avec pour acteur principal Elie Semoun.

Voici quelques citations de ce génial humoriste :

"Il y a chez tout quinquagénaire ou sexagénaire, chez le plus attentif, le plus méticuleux, un petit étourneau de dix ans qui ne vieillit Jamais".

"L'Hurnanité, qui devrait avoir six mille ans de sagesse, retombe en enfance à chaque génération.

"Quand une femme accorde un rendez-vous, elle ne sait jamais si elle consentira ou si elle ne consentira pas. C'est même pour le savoir qu'elle donne le rendez-vous."

"Académicien ? Non. Le costume coûte trop cher. J'attendrai qu'il en meure un de ma taille."

Cette citation a une histoire, qui est contée avec brio par Sacha Guitry dans "Portraits et anecdotes", je vous invite à la découvrir si vous ne la connaissez pas. Un émouvant hommage .....

« Lorsque Tristan Bernard s'est présenté à l'Académie Française, il y a un an de cela, cette candidature a été accueillie dans le monde des lettres et par le public avec la plus charmante sympathie - mais peu de gens l'ont prise au sérieux.

Il obtint deux voix sur trente-neuf votants et personne ne s'en étonna. Non. Personne ne fut surpris ni qu'il n'eût que deux voix, ni qu'il eût deux voix.

Pourquoi trouve-t-on cela naturel ?

Parce que Tristan Bernard est un auteur gai, dont on dit qu'il est humoriste parce qu'il a de l'esprit. Je ne vais pas jusqu'à prétendre qu'il faille n'avoir pas d'esprit pour être académicien, mais cependant nous ne pouvons pas oublier que Piron a dit en passant devant l'Académie :

- Ils sont là quarante qui ont de l'esprit comme quatre !

Un écrivain qui n'a pas d'esprit passe pour spirituel sitôt qu'il cesse d'être triste. Mais un écrivain qui a réellement de l'esprit, dans la vie courante, fait à ses oeuvres le plus grand tort.

En France, comme partout ailleurs, il faut être ennuyeux pour être considéré.

Rien n'est plus dangereux que d'avoir de l'esprit. Parce que les mots que l'on fait sont immédiatement propagés et déformés par ceux qui les répètent - parce qu'on vous en attribue qui ne sont pas toujours de la meilleure qualité - et c'est surtout dangereux parce que la familiarité, la cocasserie de certaines reparties finissent par établir de vous un portrait caricatural qui n'est pas du tout ressemblant.

(...)

Humoriste ?

Bien sûr.

Mais Mallarmé disait : "Tout écrivain complet aboutit à un humoriste."

Il le disait dans une lettre que j'ai, là.

Et ce n'est ni Voltaire, ni Renan, ni M. France qui le démentiront.

Mais - à quoi aboutit un humoriste complet ?

A un philosophe.

Tristan Bernard était précisément un philosophe. Mais d'une espèce rare - et pas prémédité.

Philosophe, il est à chaque page, il est à chaque mot - dans chacun de ses "mots".

Philosophe en action - il était dans sa vie comme il est dans son oeuvre : avec mesure, avec pudeur, avec tendresse - avec tendresse pour les hommes qu'il absout.

Il était le dernier des quatre mousquetaires.

Les quatre mousquetaires, c'étaient Jules Renard, Alfred Capus, mon père et lui.

Les mousquetaires se réunissaient à déjeuner chez mon père deux ou trois fois par semaine - et je laisse à penser ce qu'étaient ces repas - repas que je n'aurai pas manqué pour un empire - repas auxquels Alphonse Allais trouvait toujours son couvert mis.

Le déjeuner des mousquetaires inauguré vers 1895 dura douze ans.

C'était alors des hommes jeunes. Renard avait trente et un ans, mon père trente-cinq, Tristan vingt-neuf.

Ce jeune homme de vingt-neuf ans - voilà cinquante-deux ans que je le connaissais.

C'est lui qui m'avait donné ma première bicyclette - c'est lui, vingt ans plus tard, qui nous avait réconcilies, mon père et moi.

Il brise en s'en allant le lien qui m'attachait encore à cette vie davantage.

C'est bien pour ça que sa vie à lui m'était si chère...

Il y a de cela deux ans.

Il m'avait accueilli ce jour-là plus tendrement encore que de coutume.

Puis, tout aussitôt, prétextant qu'il avait à me montrer quelque chose, il m'avait entraîné dans sa chambre - ne m'avait rien montré et s'était allongé sur son lit, en me faisant signe de m'asseoir auprès de lui.

Et nous sommes restés ainsi, la main dans la main - sans rien nous dire, pendant dix, douze, quinze minutes peut-être.

Je ne dis pas que nous avons pensé ensemble - car je me suis précisément efforcé de ne prendre à cet égard aucune initiative. Je l'ai suivi comme j'ai pu. A plusieurs reprises, il m'a semblé qu'il cherchait dans mes yeux le regard de mon père. Et dans ses yeux, à lui, dans ses yeux noirs où scintillait l'intelligence, j'ai vu passer l'image aussi d'Allais, les lorgnons de Capus, l'oeil de Jules Renard...

Il se souvenait, se souvenait pour son plaisir - et revivait des heures douces de naguère.

Mais voilà que, soudain, passa sur son visage une ombre de tristesse. Il détourna la tête et regarda par la fenêtre assez longtemps. Puis ses yeux se fermèrent, il fit une grimace - et de ses lèvres entrouvertes il laissa tomber ces mots :

- J'en ai assez. »

Posté par sachaguitry à 19:28 - Auteurs - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 janvier 2007

Pourquoi Sacha Guitry ?

J'ai donné comme lien à ce blog le nom d'un des plus grands auteurs du 20ème siècle.

Il y a trois raisons à ce choix :

Une  première raison est de susciter la curiosité, en effet cet auteur, qu'on l'apprécie ou qu'on le déteste ne laisse pas indifférent.

Une deuxième raison est de provoquer "certaines" personnes (elles se reconnaîtront....) pour qu'elles interviennent sur ce blog.

Enfin, une troisième raison est que j'adore la virtuosité d'esprit de cet auteur. Guitry a un style qui lui est propre, basé sur des dialogues incisifs et percutants.

Voici quelques anecdotes (prises sur Wikipedia) sur la vie de Sacha Guitry qui démontrent tout à fait la singularité de ce personnage .

  • Sacha est le diminutif russe de Alexandre. Le tsar Alexandre III était en effet son parrain.
  • Comme il l'explique dans son discours de cent lignes, prononcé lors du banquet du centenaire de Janson-de-Sailly, il fut expulsé de 11 lycées différents.
  • Durant l'hiver 1889, à 4 ans, son père, Lucien Guitry, en pleine séparation d'avec sa femme, sort avec Sacha pour chercher des gâteaux au coin de la rue, et l'enlève aussitôt jusqu'en Russie, lieu de ses futures représentations. Sacha y rencontrera le Tsar. Ce sera là-bas qu'il entendra que son père "va jouer tous les soirs pour travailler".
  • Malgré le vif soutien de Tristan Bernard et de nombreuses personnalités de la résistance, Sacha Guitry fut injustement soupçonné de collaboration à la Libération, et incarcéré pendant 60 jours (d'où son livre "60 jours de prison"). Un non-lieu complet fut prononcé. « Il n'y avait donc pas lieu ! », commenta ironiquement Sacha Guitry, qui déclara par ailleurs : « La Libération ? Je peux dire que j'en ai été le premier prévenu ». Pour la petite histoire, ce fut Alain Decaux qui évita le pillage de sa maison. De son arrestation, il dira : « ils m'emmenèrent menotté à la Mairie. J'ai cru qu'on allait me marier de force ! »
  • Le divorce par consentement mutuel n'étant pas reconnu à une époque, des lettres d'injures mutuelles étaient exigées de la part des deux parties pour en obtenir le prononcé. Dans les divorces concernant Sacha Guitry, notamment celui soldant son mariage avec Yvonne Printemps, on reconnaît nettement sa patte d'humoriste dans les lettres fournies par les "deux" parties.
  • On lui doit la célèbre citation « Moi, je suis contre les femmes... tout contre ».

Posté par sachaguitry à 10:04 - Auteurs - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 décembre 2006

AYERDHAL

photo

Né en 1959 dans la région lyonnaise où il vit actuellement, Ayerdhal aurait appris à lire dans la mythique série Fleuve Noir. Autodidacte insatiable, il est devenu depuis, un grand écrivain.

En 1990, il publie La Bohème et l'ivraie, son premier roman dans cette même collection, avant d'être remarqué par Marion Mazauric, à l'époque directrice littéraire chez J'ai Lu. Il est avec Pierre Bordage, l'un de ces "jeunes" auteurs français qui se sont souvenus que dans le roman, il y avait obligation de romanesque, d'histoire et d'intrigue. Auteur de nombreux romans et nouvelles imprégnés d'une conscience politique aiguë, tissés d'intrigues et d'action, Ayerdhal décrypte les arcanes des pouvoirs en place et tire à boulets rouges sur toutes les formes d'autorité et autres logiques asservissantes. En 1992, son premier roman, Le Chant du Drille, paraît au Fleuve noir mais pour des raisons techniques d'impression est coupé. Ce thriller écologique, réédité Au Diable Vauvert en 2003, est la démonstration originelle du talent de son auteur qui ne cesse de bousculer les genres après avoir renouvelé la science-fiction française. Ayerdhal est lauréat du Grand prix de l'imaginaire 1993 pour Demain une oasis, du Prix Ozone 1997 pour Chroniques d'un rêve enclavé et du Prix Tour Eiffel 1999 et Prix Ozone 2000 pour Étoiles mourantes, en collaboration avec Jean-Claude Dunyach.

Avec Transparences, son dernier opus, Ayerdhal explose les cadres littéraires et artistiques, mêle les genres et construit LE thriller contemporain. Le résultat est palpitant. La qualité présente de bout en bout. Inoubliable

Biographie

Romans :

La Bohême et l'ivraie, Fleuve Noir 2000
Mytale, J'ai Lu, 1997
Demain une oasis, "Nouvelle Génération", J'ai Lu, 2000 (Grand prix de l'imaginaire 1993)
Le chant du Drille, Au diable vauvert, 2003
Cybione, J'ai Lu, 2000
L'Histrion, J'ai Lu, 1993
Polytan : Cybione 2, J'ai Lu, 2000
Balade Choreïale, J'ai Lu, 1994
Sexomorphoses, J'ai Lu, 1994
Genèses, J'ai Lu, 1996 (anthologie dirigée par Ayerdhal et constituée de dix nouvelles inédites de dix auteurs francophones)
Chroniques d'un rêve enclavé, Au diable vauvert, 2003
Consciences virtuelles, "Macno"- Baleine, 1998
Étoiles mourantes, "Millénaire", J'ai Lu, 1999 (en collaboration avec Jean-Claude Dunyach Prix de la Tour Eiffel 1999, Prix Ozone 2000)
L'homme au semelle de foudre, " Quark Noir", Flammarion, 2000
Keelsom, Jahnaïc : Cybione 3, J'ai Lu, 2001
L'oeil du Spad : Cybione 4, J'ai Lu, 2004
Transparences, Au diable vauvert, 2004

Nouvelles :

" Lettre d'anamour " in Planète à Vendre n° 14, 1993
" Vieillir d'amour " in Nous Les Martiens n° 23, 1993, in La logique des essaims, ISF 2001
" L'adieu à la nymphe " in Planète à Vendre 1993, in Avoir 40 ans, J'ai Lu 1998, in Le Monde du 30 juillet 1999, in Le futur a déjà commencé -J'ai Lu Librio 2000, in La logique des essaims -ISF 2001
" Reprendre c'est voler" in Genèses, J'ai Lu 1996, in La logique des essaims, ISF 2001
" La troisième lame " in Galaxies n° 3, 1996, in La logique des essaims, ISF 2001
" Aller simple " in Le petit journal, édité par Le Centre Georges Pompidou, 1997
" Jusqu'ici tout va bien " in Libération du 5 avril 1997, in La logique des essaims, ISF 2001
" Apoptoses " in Ozone n° 7, 1997
" Scintillements " in Escales sur l'horizon -Fleuve Noir 1998, in SF 99 -Bifrost / Étoiles Vives 1999, in Inventons la paix -J'ai Lu Librio 2000, in La logique des essaims, ISF 2001
" Fin de semaine" in Le Monde de l'Education, juillet 1998
" Passage obligé " in Futurs, décembre 1998
" Ce que taisent les miroirs ", in Agenda 1999 de la Science Fiction
" On vit une époque formidable " in Transfert, février 1999
" Éloge du déficit " in Le Monde du 30 juillet 1999, in La logique des essaims, ISF 2001
" Ombres tueuses " avec JC Dunyach in Utopia 1, 1999
" Jessie, le retour " in Jour de l'An Mille, Nestiveqnen 2000, in La logique des essaims, ISF 2001
" Jeux de cons " in Science-Fiction Magazine, août 2000, in La logique des essaims, ISF 2001
" Notre Terre " in Destination 3001, Flammarion 2000, in La logique des essaims, ISF 2001
" Pollinisation " in La logique des essaims, ISF 2001
" Ceux de la nuit " in Lyon : les gones en noir, Autrement 2002
" Alternatives " in 5 scénarios pour le futur, CREPAC d'Aquitaine 2002
" Les ombres de Peter Pan " in Mnémos, 2004

Recueil de nouvelles :
La logique des Essaims, Imaginaires Sans Frontières, 2001

Scénario :
Histoire d'Univers (planétarium de Vaulx-en-Velin 1999)

Document :
La quête de la dignité pour les personnes handicapées mentales (1998 ADAPEI)

Posté par sachaguitry à 16:51 - Auteurs - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dennis LEHANE

lehane_photo

Infos issues de "Lire : le magazine littéraire"

Avant de se consacrer au roman noir, le Bostonien Dennis Lehane a travaillé comme conseiller thérapeutique auprès d'enfants maltraités et de handicapés mentaux. Etre au plus proche de la douleur et de la faiblesse des hommes, voilà qui convient bien à cet écrivain qui transpose dans le polar tout un monde d'angoisses souvent liées à l'enfance. Il y a plusieurs Dennis Lehane: celui qui met en scène un couple de détectives, Patrick Kenzie et Angela Gennaro, dans des romans comme Un dernier verre avant la guerre, Gone, Baby Gone ou Prières pour la pluie. Dans ces fictions, l'humour est toujours présent pour casser le rythme et assouplir des situations souvent sordides. Chaque protagoniste doit lutter contre ses démons: la violence de Kenzie et la haine qu'il porte à son père, l'attirance de Gennaro pour son coéquipier, le tout dans une Amérique déliquescente. Parallèlement, un autre Lehane imagine des romans beaucoup plus sombres tel Mystic River. Celui-ci met en scène trois gamins du même quartier partageant un secret innommable qui finira par détruire leur vie. Shutter Island appartient à une troisième veine, le thème de l'île mystérieuse ou plutôt celle du docteur Moreau. Situé en 1954, ce polar multiplie les fausses pistes, s'interroge sur le thème de la normalité, la folie, la médecine psychiatrique, créant une atmosphère étouffante et s'achevant de façon magistrale. Qu'il imagine des romans clos en s'interrogeant sur la pulsion de mort ou s'engage dans des enquêtes plus traditionnelles, Lehane reste un formidable styliste, un écrivain passionné par le côté obscur de la force, un auteur qui tient son lecteur sans le lâcher, jouant aussi bien sur ses angoisses qu'avec son intelligence.

Voici le lien de son site (bien sûr en anglais) : http://www.dennislehanebooks.com/

J'ai découvert Dennis LEHANE, il y a un an et depuis j'ai litteralement dévoré ses romans. Les intrigues policières sont bien menées, l’écriture simple est fluide, les descriptions des lieux et des personnages sont pleines d’affectif et de mélancolie enfantine. On évolue toujours dans une réalité crue mais où l’amitié, l’amour sont une échappatoire à la noirceur des situations. Les sentiments des héros sont mis à nus, leurs désirs comme leurs peurs, c’est parfois profond, parfois drôle.

je vais sûrement me répéter mais cet auteur est selon moi l'une des pièces maîtresses de la litterature policière.

Posté par sachaguitry à 09:47 - Auteurs - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1