beaucoup de bruit pour rien

Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle

27 janvier 2009

"Aujourd'hui la plupart des gens se consument dans je ne sais quelle sagesse terre à terre et découvrent, quand il n'en est plus temps, que les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais."

Le Portrait de Dorian Gray - oscar wilde

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26 janvier 2009

Californication, saison 2 - le chemin tortueux de la rédemption

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On avait laissé notre écrivain favori, au volant de sa Porsche décapotable (que j'affectionne particulièrement), enlevant son ex-femme un jour bien particulier, celui où celle-ci décide de se remarier. Mais vers où roule t'il ce cher Hank Moody ? Pas vers son avenir en tout cas mais plutôt vers un passé qu'il souhaiterait modifier. Est il capable de se remettre en question, faire amende honorable, on pourrait en douter connaissant l'animal.

En effet, on a du mal à le penser vu la personnalité de Hank, sorte de fils caché de Charles Bukowsk élevé dans la contre-culture californienne. Toutefois son rêve de liberté totale (faire ce qu’il veut, dire ce qu’il pense, coucher avec qui il a envie), semble se terminer et il s'éveille progressivement à la réalité de la vie.

Les scénaristes ont donc mis l'accent sur la transformation de cet anti héros, l'objectif était de faire tomber son masque et le montrer tel qu’il est (peut-être) au fond de lui-même. Un père de famille, pas tout à fait conventionnel, avec ses côtés un peu underground mais un père de famille quand même, et parfois même plutôt protecteur.

Hank apparaît dans la saison 1 comme étant l'acteur de sa propre existence. Ses faiblesses faisaient partie de son style de vie, du jeu qu’il jouait, et rien de plus. On avait le sentiment que son existence n’était qu’une vaste farce qu’il orchestrait pour son seul plaisir égoïste et puéril. Le thème qui inaugure la saison 2 est donc celui d'une tentative de remise en question, voir de rédemption, même si le mot est sûrement un peu fort. Malgré toute sa bonne volonté, Moody ne peut quand même pas totalement échapper à son tempérament.

Au delà du personnage central, les scénaristes ont agrandi la place des personnes qui naviguent autour de lui, notamment sa fille Rebecca et son agent Runkle. On glisse tranquillement de la vie désordonnée de Moody à la vie désordonnée d’Hollywood. On élargit le cadre, sans abandonner le thème d’origine.

On sent aussi que dans cette saison un humour plus corrosif qui ne repose plus uniquement sur le tempérament désabusé du héros. La série trouve une sorte de maturité et un nouveau souffle qui nous scotche toujours à l'écran.

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18 janvier 2009

Australia

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Fin des années 30.
Lady Sarah Ashley, une aristocrate anglaise hautaine et renfermée, arrive au coeur des paysages sauvages du Nord de l'Australie pour y rejoindre son mari qu'elle soupçonne d'adultère, et qui tente - sans succès - de vendre l'immense domaine qu'ils possèdent sur place : Faraway Downs.
Elle ne tarde pas à découvrir que l'exploitation est au bord de la ruine et menacée par son propre contremaître, Neil Fletcher, un homme sans scrupules de mèche avec un puissant éleveur, prêt à tout pour précipiter la chute du domaine et s'en emparer.
Pour sauver Faraway Downs, Sarah n'a pas d'autre choix que de s'allier à un "cow-boy" local un peu rustre connu sous le seul nom de "Drover", et de parcourir avec lui des milliers de kilomètres à travers les terres aussi magnifiques qu'inhospitalières du pays afin de mener jusqu'à Darwin 1500 têtes de bétail.
Peu à peu transformée par la puissance et la beauté des paysages, touchée par la rencontre d'un jeune aborigène orphelin, Sarah découvre des sentiments qu'elle n'avait jamais éprouvés jusqu'alors.
Au terme de leur périple, la seconde guerre mondiale a rattrapé l'Australie, et la ville de Darwin doit désormais faire face aux bombardements japonais.
Pour la première fois de sa vie, Sarah sait pour qui et pour quoi se battre, et est prête à tout pour sauver ce qui compte désormais pour elle.

A la fin de ce film j'ai eu une certitude, Baz Luhrmann est bien un magicien du cinéma, il a réussit à transposer la beauté et la féérie de "Moulin Rouge" dans le bush sauvage australien !

Il nous offre une oeuvre totale qui redonne au cinéma la qualité si puissante qu'on lui conférait et qu'on oublie de plus en plus : celle de faire rêver.

Mais ce n'était pas gagner d'avance car le projet pouvait paraître vraiment ambitieux, mêler guerre, romance et documentaire dans un film long mais qui, cependant, passe relativement vite. A la croisée de "Autant en emporte le vent" et "Pearl Harbor", Baz Luhrmann nous livre une fresque époustouflante écrite comme un poème. Cette réalisation est à n'en pas douter la marque d'un amoureux du beau 7e art. Son film regorge d'images magnifiquement peintes (les paysages grandioses, les couleurs ...) mises en valeur par une Bande Originale véritablement émouvante. Les scènes d'actions sont mémorables (cf la monumentale scène du canyon).

Le "beau" que dis-je "l'irresistible, sensuel et obsédant" Hugh Jackmann, qui a posé ses griffes, est charismatique en diable dans son rôle de Cow Boy blessé et Nicole Kidman en lady qui se laisse emporter par la magie du "Wizard of Oz" est toute en nuance. Je retiendrai aussi la force de l'interprétation du jeune aborigène et l'impact de l'histoire sur des évènements peu connus que sont le génocide du peuple aborigène.

C'est aussi un projet teinté de nostalgie en ce qu'il ramène à ces grands films qu'on ne fait plus, à ces belles histoires d'amour qui ont fait rêver des générations entières. Pari donc réussi pour Baz Luhrmann dans ce prodigieux film grandeur nature.

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16 janvier 2009

un moment d'évasion ........

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14 janvier 2009

A une femme

Victor Hugo

Enfant ! si j'étais roi, je donnerais l'empire,
Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple à genoux
Et ma couronne d'or, et mes bains de porphyre,
Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire,
Pour un regard de vous !

Si j'étais Dieu, la terre et l'air avec les ondes,
Les anges, les démons courbés devant ma loi,
Et le profond chaos aux entrailles fécondes,
L'éternité, l'espace, et les cieux, et les mondes,
Pour un baiser de toi !

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13 janvier 2009

Dexter - le temps de l'acceptation de soi

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Que nous réserve la saison 3 de Dexter ? il y aura t'il des changements ou assisterons nous à une variation sur le même thème ? Voici un peu le type de question que je me posais avant de visionner le 1er épisode de la saison 3. Elle commence par un échange savoureux entre Dexter et son dentiste, où le double sens prend toute sa signification, je n'en dis pas plus, c'est à savourer sans modération......

Finalement, la continuité est une bonne chose, les scénaristes ont conservé une atmosphère identique. Cette saison est finalement la suite chronologique des deux volets précédents. Après s’être débarrassé de son serial killer de frêre, puis, après avoir échappé à l’entêtement du sergent Doakes et aux griffes de la possessive Leila, Dexter Morgan n’est plus le Bay Harbour Butcher. Mais il n’est pas encore quelqu’un d’autre. Il faut un peu de temps pour trouver sa propre dentité. Sans délaisser complètement son côté obscur, il s’applique à façonner son côté clair : Dexter s’improvise comme le parfait compagnon pour Rita et s’apprivoise à l’idée de devenir le beau-père de Cody.

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En fait, Dexter ne peut pas changer. La série est prisonnière de son identité. Exactement comme Six Feet Under. Toutefois, cette troisième saison nous livre une approche différente du récit, plus calme, moins intense mais aussi plus réfléchie, à savoir pénétrer à chaque épisode un peu plus profondément dans les méandres du cerveau de notre héros.

En effet, c’est principalement de psychologie dont il est question dans cette nouvelle saison. D’une part il y a l’approfondissement de thématiques récurrentes dans la série comme celle de la paternité. La relation très spéciale qu’entretenait Dexter avec son père vis à vis de son secret va forcément être bouleversée dès que notre héros va se savoir bientôt papa. Une thématique qui va peu à peu glisser sur une autre bien plus intéressante, l’acceptation de soi. Après deux saisons à essayer de nous convaincre que son code est une raison « valable » de massacrer son prochain, la saison 3 remet tout ça en question avec un Dexter en monstre dévoré par le besoin de tuer mais, et c’est là la nouveauté, un monstre qui s’accepte tel qu’il est .

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12 janvier 2009

"Tout le bonheur des hommes est dans l'imagination"

Marquise de Sade

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02 janvier 2009

Auprès de moi toujours

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Jadis, Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham ; une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l'idée qu'ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelle raison les avait-on réunis là ? Bien des années plus tard, Kath s'autorise enfin à céder aux appels de la mémoire et tente de trouver un sens à leur passé commun. Une histoire d'une extraordinaire puissance, au fil de laquelle Kath, Ruth et Tommy prennent peu à peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n'a cessé de les hanter, au point de frelater leurs vies d'adultes.

La lecture de cette fiction est une totale immersion dans une société alternative d'apparence harmonieuse, voire idyllique. On pourrait donc s'attendre à découvrir un roman du type anticipation, avec son lot d'insurgés. Or, ici il n'est absolument pas question ni de rébellion ni d'opposition de la part des protagonistes. Ici, la vie suit un cours paisible, on pourrait même dire normalement.

L'atmosphère n'en est que plus inquiétante....En effet, on suit la vie et le récit de l'enfance de l'héroïne, qui va nous faire partager ses relations avec certains de ses camarades de pension. Dans un style sobre et plutôt neutre, Kath se présente très cliniquement et expose son projet de témoigner de sa singulière expérience des différentes institutions qui ont jalonné son enfance puis son adolescence et qui l'ont formée à devenir une "accompagnante". Les premiers temps, on s'attend à un récit de souvenirs d'enfants de pensionnats de la bonne société anglaise. Mais assez vite, on est troublé par l'absence de la famille, de tout lien avec l'extérieur. Et peu à peu le mystère se dévoile.....

L'un des thèmes majeurs de ce roman : le souvenir, l'enfance, la nostalgie, et l'influence qu'aura cette période sur la construction de l'adulte, laisse aussi la place à une réflexion sur une éventuelle évolution de l'humanité en proie à ses propres progrès scientifiques

On pourrait regretter l'existence de quelques longueurs de certains passages. Toutefois, c'est un roman original dans son écriture, qui allie émotion et réflexion éthique.

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01 janvier 2009

MGMT - Electric Feel

Bonne et heureuse année 2009 !

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