beaucoup de bruit pour rien

Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle

29 novembre 2008

Soleils couchants

Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.

La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s'oublie
Aux soleils couchants.

Et d'étranges rêves,
Comme des soleils
Couchants, sur les grèves,
Fantômes vermeils,

Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
A de grands soleils
Couchants sur les grèves.


Paul Verlaine

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28 novembre 2008

L'homme a ce choix : laisser entrer la lumière ou garder les volets fermés. 

Henry Miller

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27 novembre 2008

J'étais derrière toi

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C'est dans la trentaine que la vie m'a sauté à la figure.J'ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je uis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il est.J'ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu'est-ce qui s'est passé ? Je n'ai pas connu de guerre, ni la perte d'un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu'une banale histoire de séparation et de rencontre.


Quand on commence la lecture du long monologue de cet homme, s'adressant à une personne attentive et silencieuse, on pourrait penser que ce n'est que la banale histoire d'une séparation et d'une rencontre. Et pourtant, ce roman est un concentré de sensibilité et d'émotions.

L'auteur nous parle de sentiments, parfois douloureux, parfois heureux et ceci avec une analyse très intelligente de ce qui nous porte, nous émeut et nous fait mal.

Le style, souvent incisif et direct, ne nous épargne pas. On suit ce narrateur qui semble vouloir nous ouvir les portes de sa conscience, de la manière la plus vrai et la plus sincère possible. Surtout, son but est de ne rien cacher, ni ses faiblesses, ni ses pensées les plus inavouables, ni ses doutes, ni ses peurs.

Nicolas FARGUES touche à l'humain, à ce qui nous rassemble et nous rassure mais aussi à ce qui nous fait mal et nous dégoutte. Cet homme m'a inspiré à la fois des émotions contradictoires, de la colère à la compassion, de la sympathie à la compréhension. Mais plus, j'avançais dans la lecture, moins je le jugeai dans ses choix et ses attitudes.

On se rend compte que rien n'est acquis dans un couple, s'il ne repose pas sur des bases solides d'écoute et de respect de l'autre. Une rencontre, même la plus inattendue, peut suffir à remettre en question ce fragile équilibre. Finalement, loin d'être une chose négative, elle peut être un révélateur si on prend le temps de l'analyser et ainsi nous permettre de nous découvrir et de grandir.

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24 novembre 2008

"La naissance, la beauté, la bonne façon, le raisonnement, le courage, l'instruction, la douceur, la jeunesse, la libéralité et autres qualités semblables, ne sont-elles pas comme les épices et le sel, qui assaisonnent un homme ?"

William Shakespeare

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23 novembre 2008

L'effet papillon

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Une théorie prétend que si l'on pouvait retourner dans le passé et changer quelques détails de notre vie, tout ce qui en découle serait modifié. On appelle cela "l'effet papillon". Evan Treborn a cette faculté. Fasciné, il va d'abord mettre ce don au service de ceux dont les vies ont été brisées dans leur enfance. Il peut enfin repartir dans le passé et sauver la seule jeune fille qu'il ait jamais aimée.
Mais Evan va découvrir que ce pouvoir est aussi puissant qu'incontrôlable. Il va s'apercevoir que s'il change la moindre chose, il change tout. En intervenant sur le passé, il modifie le présent et se voit de plus en plus souvent obligé de réparer les effets indésirables de ses corrections...

Bien au delà du film fantastique auquel il appartient, l'effet papillon est une passionnante réflexion sur nos décisions passées, nos actions, nos omissions et ce que cela implique sur notre vie future. Que se serait il passé, si par exemple, on avait pas été présent dans un lieu précis à un moment de notre vie, si on avait pas oublié quelque chose, si on avait pas croisé un regard ? Autant de petits détails qui sur le moment paraissent tout à fait anodins mais qui finalement ont eu une importance cruciale sur le déroulement de notre vie.

Dans ce film, chaque personnage trouve sa place au service d'un scénario bien mené et complexe. Ashton Kutcher, acteur dont je doutai un peu du talent, m'a agréablement surpris.  Le casting est plutôt réussi et crédible.

Cette histoire nous saisit à la fois par son côté ingénieux et efficace. Elle nous parle d'univers parallèles et de l'aspect possiblement réversible du destin. Ainsi, la mise en scène proche du clip et la structure en flashbacks servent l'intrigue avec pertinence.

L'effet papillon, sans être un chef d'oeuvre, est une petite pépite cinématographique sensible et divertissante.

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22 novembre 2008

Devenir un homme........

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir,
Si tu peux être amant sans être fou d’amour ;
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et , te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ;
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,

Tu seras un Homme, mon fils.

Rudyard KIPLING

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21 novembre 2008

Lovers in japan (acoustic) Coldplay

Petit moment de douceur dans cette matinée grise de novembre

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18 novembre 2008

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encor de vos derniers baisers;
Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête,
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

Verlaine

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15 novembre 2008

Lettres et manuscrits

Je viens de passer quelques jours dans la plus belle ville du monde, et je réalise que Paris regorge d'une diversité de trésors qui n'a pas vraiment d'équivalents. Je ne suis pas payé par l'office de tourisme de la capitale ou menacer dans mon intégrité physique par une extrémiste parisienne pour faire cette constatation. Ceci est juste le reflet de la réalité.

De toutes les musées que j'ai visité, un m'a particulièrement touché et ceci d'autant plus que ce fut une véritable surprise. J'ai passé un moment particulièrement émouvant au sein du musée des lettres et formulaires et pourtant même pas une référence sur le dépliant touristique des musées parisiens. Grave lacune en fin de compte, car dans son registre, cet endroit regorge de trésors littéraires.

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"C'est toujours dans les lettres d'un homme qu'il faut chercher plus que dans tous les autres ouvrages l'empreinte de son coeur et la trace de sa vie", témoignait Victor Hugo. Les lettres et manuscrits " apportent, en effet, un précieux éclairage pour comprendre la pensée des hommes et femmes - écrivains, hommes d'État, scientifiques, musiciens - qui ont écrit les grandes pages de l'histoire. 

Je fus particulièrement ému par la lettre d’amour de Géricault à Mme Trouillard, par celle de Mozart évoquant sa dernière composition en même temps que la mort de son père. Tous ces morceaux de papier écrits d'une main sûre ou hésitante, triste ou joyeuse... on rentre doucement dans l'intimité de ces grands personnages.

Je regrette juste de ne pas avoir eu assez de temps pour explorer tous ces trésors, mais en sortant, je me suis promis d'y retourner et de partager ce moment avec les personnes que j'aime.

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13 novembre 2008

Le mur du silence

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L'été est très chaud et le commissaire Van Veeteren, épuisé, se réjouit de partir bientôt en Crète lorsqu'un jeune inspecteur de la ville voisine dépassé par les événements sollicite son aide. Deux appels anonymes lui ont signalé la disparition d'une adolescente séjournant dans un camp de vacances. Bientôt, un premier cadavre est retrouvé dans la forêt. En fait de camp de vacances, Van Veeteren découvre plutôt une secte rigide, La Vie Pure, dirigée par un maître qui a tout pouvoir sur ses adeptes. Van Veeteren avance à tâtons dans un monde de silence avec pour seul guide son intuition. Le sinistre gourou de la communauté a le profil du parfait assassin, mais si la vérité était ailleurs ?

Connaissant un peu l'auteur, qui peut être considéré comme l'étoile montante du polar suédois, je me suis plongé dans ce roman avec envie. Le rythme y est soutenu, le suspense omniprésent. Même si l'objectif de la police au départ est clair : il faut retrouver les disparus, les identifier, pénétrer l'environnement d'une secte, trouver l'identité de la personne auteur de coups de fils anonymes et surtout débusquer l'assassin pour que cessent les crimes. Rien n'est facile dans une enquête de ce type, et il faudra que ce vieux limier de Van Veeteren use de tout son talent pour découvrir la vérité.

Hakan Nesser développe avec beaucoup de justesse le personnage vieillissant du commissaire Van Veeteren, en perpétuelle hésitation entre une retraite idéalisée et le besoin de se prouver qu’il est encore l’homme de la situation.

Dans Le Mur du silence, cette réflexion s’intègre très bien à une intrigue captivante: une série de meurtres de jeunes filles possiblement reliés à une secte religieuse, La vie pure. Avec la disparition du gourou, profil de coupable idéal et le véritable mur de silence des adeptes de la secte, l’affaire semble simple, mais Van Veeteren se méfie des jugements rapides: il aura besoin de toute son intuition et d’un peu de chance pour la résoudre.

Finalement un très bon moment de lecture à passer avec une petite morale à la clé. Ne vous fiez pas aux préjugés.....

Posté par sachaguitry à 18:57 - Romans policiers - Thrillers - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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