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Une théorie prétend que si l'on pouvait retourner dans le passé et changer quelques détails de notre vie, tout ce qui en découle serait modifié. On appelle cela "l'effet papillon". Evan Treborn a cette faculté. Fasciné, il va d'abord mettre ce don au service de ceux dont les vies ont été brisées dans leur enfance. Il peut enfin repartir dans le passé et sauver la seule jeune fille qu'il ait jamais aimée.
Mais Evan va découvrir que ce pouvoir est aussi puissant qu'incontrôlable. Il va s'apercevoir que s'il change la moindre chose, il change tout. En intervenant sur le passé, il modifie le présent et se voit de plus en plus souvent obligé de réparer les effets indésirables de ses corrections...

Bien au delà du film fantastique auquel il appartient, l'effet papillon est une passionnante réflexion sur nos décisions passées, nos actions, nos omissions et ce que cela implique sur notre vie future. Que se serait il passé, si par exemple, on avait pas été présent dans un lieu précis à un moment de notre vie, si on avait pas oublié quelque chose, si on avait pas croisé un regard ? Autant de petits détails qui sur le moment paraissent tout à fait anodins mais qui finalement ont eu une importance cruciale sur le déroulement de notre vie.

Dans ce film, chaque personnage trouve sa place au service d'un scénario bien mené et complexe. Ashton Kutcher, acteur dont je doutai un peu du talent, m'a agréablement surpris.  Le casting est plutôt réussi et crédible.

Cette histoire nous saisit à la fois par son côté ingénieux et efficace. Elle nous parle d'univers parallèles et de l'aspect possiblement réversible du destin. Ainsi, la mise en scène proche du clip et la structure en flashbacks servent l'intrigue avec pertinence.

L'effet papillon, sans être un chef d'oeuvre, est une petite pépite cinématographique sensible et divertissante.