beaucoup de bruit pour rien

Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle

27 septembre 2008

How i met your mother

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Ted se remémore ses jeunes années, lorsqu'il était encore célibataire. Il revoit avec nostalgie ses moments d'égarements et de troubles, ses rencontres et ses recherches effrénées du Grand Amour.

Parfois en se baladant dans l'univers des séries, de plus en plus vaste me direz vous, on trouve une petite étoile. Au départ, elle va attirer votre regard, et si vous prenez le temps de la fixer, alors elle va commencer à scintiller pour finalement grandir et monopoliser totalement votre champ de vision. C'est un peu ce qui arrive lorsqu'on commence à regarder cette série dynamique, drole et rafraîchissante.

Au premier abord, on trouve pleins de similitudes avec la série phare des années 90 "friends", mais finalement ce sitcom a sa propre identité et n'a rien à envier aux aventures de Ross, Rachel, chandler and co.

En 2030, Ted se souvient de l’époque où il a rencontré la mère de ses enfants et commence à leur raconter toute l’histoire... En 2005, Ted est un jeune architecte new yorkais prêt pour le grand amour et recherchant la femme de sa vie. Il est inspiré en cela par les fiançailles de son meilleur ami et colocataire Marshall avec Lily, sa petite amie de longue date. Dans sa quête de la femme parfaite, Ted sera toujours secondé par Barney, un séducteur dans l’âme parfaitement comblé de sa vie de célibataire enchaînant les conquêtes sans lendemain et qui l’entraînera souvent dans ses aventures improbables.

Les personnages sont plus déjantés les uns que les autres, avec sur la première marche du podium, la découverte de Barney Stinson. Un look tiré à quatre épingles, une tenue, une prestance hors du commun pour nous livrer un dragueur invétéré complétement décalé aux attitudes d'un dandy sorti tout droit de la City londonienne. Avec ce personnage en phase de devenir "legendary", on enchaîne les épisodes avec un grand sourire aux lèvres.... et finalement l'objectif est atteint.

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20 septembre 2008

Le secrétaire italien

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L'affaire commence lorsque Holmes reçoit un télégramme de son frère Mycroft l'appelant à l'aide. Proche conseiller de la reine Victoria, ce dernier craint pour la vie de la souveraine. Fait étrange, deux de ses serviteurs ont été percés de plus de cinquante coup de poignard, exactement comme le secrétaire italien de Marie Stuart, assassiné trois siècles plus tôt. Il n'en faut pas plus à Holmes et à son fidèle Watson pour accourir sur les lieux du drame et démontrer que la force de déduction vient forcément à bout de l'inextricable quand il s'agit de défendre l'ordre, l'Empire et la reine Victoria !

Ce roman nous livre une nouvelle aventure de SherlockSherlock Holmes écrite par Caleb Carr, auteur de deux excellents romans, l'Aliéniste et l'Ange des ténèbres, thrillers pertinents avec une analyse psychologique des crimes, des fictions historiques très bien documentées et des intrigues à rebondissement..

Je me souviens encore très bien du plaisir que j'ai m'a procuré la lecture de ces deux romans, et c'est donc avec pas mal d'envie que je me suis lancé dans la lecture du "Secrétaire italien".

Après lecture, j'ai un sentiment partagé.
Les amateurs des nouvelles et romans de Conan Doyle seront avant tout ravis du respect des aventures originales de SherlockSherlock Holmes. On voit que Caleb Carr, comme tout fidèle admirateur du détective anglais, s'est imprégné de l'esprit de ses enquêtes, et qu'il connaît sans doute sur le bout des doigts les histoires mettant en scène Holmes et Watson.

Le lecteur appréciera également le travail accompli par Carr au niveau de l'ambiance. Qu'il s'agisse de la justesse des descriptions de l'Ecosse, du souci de respect de l'Histoire, ou du climat dans lequel baigne cette aventure (on repense bien sûr au roman Le Chien des Baskervilles).

Toutefois, je trouve un peu dommage que cette approche historique prenne trop souvent le pas sur l'intrigue, au final un peu décevante.

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18 septembre 2008

Serge Gainsbourg - La chanson de Prévert

« J'ai mis mon génie dans ma vie et mon talent dans mon œuvre. » citation empruntée à Boris Vian

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06 septembre 2008

The joker

Je pense que n'importe qui a vu The Dark Knight le confirmera, à part peut être les éternels insatisfaits dont la critique négative est un mode de vie,  son interprétation du Joker est de celles qui rentrent dans l'histoire du cinéma.

Les photos, les affiches et les bandes-annonces donnent un aperçu de cette performance... dont l'impact est multiplié par dix une fois qu'on se retrouve derrière un écran.

Voici un article de presse, où sont répertoriés les avis des acteurs du film sur la prestation d’Heath Ledger.

«Pour ce rôle, Heath a cherché et trouvé une «fréquence» et il l'a parfaitement syntonisée, poursuit Gary Oldman. C'est arrivé pour Al Pacino dans Dog Day Afternoon, pour Jack Nicholson dans One Flew Over the Cuckoo's Nest.» «Et quand on voit quelque chose comme ça se produire, c'est... c'est incroyable. Vous savez, sur les plateaux, les gens sont souvent blasés. Ils en ont vu d'autres. Là, toute l'équipe était électrifiée par Heath. Tout le monde voulait voir ce qu'il faisait», ajoute Aaron Eckhart qui, lui, incarne un nouveau venu sur la planète Batman/Nolan, le procureur général Harvey Dent qu'une tragédie - une autre, il y en a plusieurs dans l'histoire de David S. Goyer et Christopher Nolan que ce dernier a scénarisée avec son frère, Jonathan - transforme en Two-Face.

Une scène mémorable met alors en présence les deux acteurs, dans un hôpital. «Un moment extraordinaire, se souvient Aaron Eckhart. Au fil du tournage, nous avions commencé à nous découvrir dans la salle de maquillage, au petit matin, parce que nous ne nous connaissions pas avant. Nous n'avons pas répété cette scène en particulier mais quand il a commencé à faire son truc, j'étais toujours le comédien en face de lui mais aussi, un fan. C'était incroyable de le voir.»

Christian Bale, qui reprend ici le rôle de Bruce Wayne/Batman, a pour sa part été initié au Jocker de Heath Ledger dans une scène percutante (un euphémisme) se déroulant dans une salle d'interrogation: «J'ai vu et senti là l'engagement complet que Heath avait envers le Jocker. Je n'ai jamais vu un personnage aussi anarchique ou qui donne autant la chair de poule que celui-là. C'est un Jocker à saveur Clockwork Orange

Un personnage habitant un acteur, quoi. Totalement. Viscéralement. «C'est parce qu'il était un acteur sans peur et charismatique, un type ne faisant rien par vanité, pouvant plonger complètement dans son rôle, capable de prendre des risques - comme il en a pris avec Brokeback Mountain - que j'avais besoin de Heath pour reprendre ce rôle iconique qu'est celui du Joker», raconte le réalisateur Christopher Nolan. Il avait l'acteur en tête avant même que le scénario ne soit écrit.

Que dire de plus sans tomber dans le larmoyant, Heath Ledger, dans The Dark Knight, incarne LE chaos, dans une espèce de fusion entre art et vie. Il nous apparaît comme une sorte de dandy destroy. Un clown à la voix d’outre-tombe qui ne cherche plus à faire bonne figure, c’est un démon, paranoïaque, nihiliste, autodestructeur.

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Ce Joker chaotique, signe avant-coureur de ses démons, est à coup sûr une icône....

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05 septembre 2008

"Le bonheur d'un ami nous enchante. Il nous ajoute. Il n'ôte rien.

Si l'amitié s'en offense, elle n'est pas."

Jean Cocteau

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03 septembre 2008

Mon chien Stupide

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Quatrième de couverture
« Si vous avez des idées noires, plongez-vous dans Mon chien Stupide. Vous en sortirez revigoré. Le nouvel avatar de Fante, alias Bandini, est un quinquagénaire, vivant sur le bord du Pacifique avec sa femme et ses quatre enfants qui le font tourner en bourrique. Il recueille un énorme quadrupède, Stupide, un chien étrange qui complète la maisonnée. C'est à la fois drôle, ironique, tragique, bouleversant et merveilleusement écrit. A lire de toute urgence. »

La fin des vacances devrait avoir un petit goût amer, jusque là rien d'anormal et si je vous disais que la rentrée est un pure bonheur, je vous mentirai sûrement. Et pourtant, ce retour n'est pas si dure que ça, d'une part parce que je retrouve ma petite soeur, d'autre part grâce à la lecture de ce livre (je l'ai piqué à ma coloc et j'en profite pour remercier Jean Loup pour cette découverte) qui ressemble à un petit bonbon acidulé se dégustant bien vite, mais laissant un goût piquant persistant.

Une atmosphère plutôt loufoque plane sur ce roman, elle se manifeste par l'arrivée de ce chien dans la vie de Henry au moment où sa tribu se décompose...
Car si l'on peut estimer que ce chien homosexuel à l'anatomie proche de celle d'un ours est stupide, que penser de son maître, englué dans ses contradictions ? C'est à la fois un écrivain qui peine à retrouver l'inspiration, un mari qui souhaiterait mettre un océan entre lui et sa femme une bonne fois pour toutes, et un père qui espère avec hargne le départ de ses enfants du toit familial mais s'effondre en larmes peu après ce départ...c'est grâce à un style parlé et hyper imagé, que John Fante nous offre la possibilité de nous représenter précisément les scènes cocasses et atypiques.

Dans ce roman, on est souvent partagé entre un rire amer et une désolation navrée devant les mésaventures de cette famille et de cet homme en perte de repères. Finalement Fante frappe assez juste, il vise l'humain là où ça fait mal, avec recul, humour et humanité.

Posté par sachaguitry à 09:30 - Littérature étrangère - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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