26 août 2008
The Doors - The End
the end ................................
12 août 2008
Le parfum d'Adam
Pologne, printemps 2005. Juliette, jeune française, libère des animaux de laboratoire. Cette action militante va l'entraîner au coeur de l'écologie radicale... Des territoires indiens d'Amérique aux ghettos pour milliardaires du Lac Léman, ce roman explore le monde de l'écologie radicale consitutant selon le FBI la deuxième source de terrorisme mondial.
Ce type de livre est un peu l'archétype du thriller apocalyptique que normalement je n'achète jamais. Je suis donc resté un peu songeur devant la couverture de ce roman de Rufin, annonçant un «thriller écologique», je me suis demandé quelle mouche a pu piquer l'auteur de «L'Abyssin».
La curiosité est souvent un vilain défaut, mais la lecture de ce roman a mis à mal cet adage, car finalement ce livre réserve de bonnes surprises. Il reprend à la perfection les codes du genre et rassemble les fidèles obsessions de l'auteur : le héros sans attache, la traversée des mondes, le goût de l'imaginaire, la lutte du Bien contre le Mal...
A travers le cheminement de Juliette d'un côté, de Paul et Kerry de l'autre, on suit l'écrivain à la rencontre de la "deep ecology", théorie qui remet en cause la population humaine, laquelle devient source de déséquilibre pour la Nature. L'auteur pousse les idées de ce courant jusqu'au bout en faisant en sorte qu'un groupe écologiste bénéficiant de moyens donnés par des grandes fortunes, arrive à organisé un attentat bactériologique à l'échelle mondiale.
A la lecture de ce roman, on songe parfois au film «L'armée des douze singes» -, il fait frémir en même temps qu'il porte à la réflexion. On pense aussi aux plus grands auteurs en la matière, à Greene, à Le Carré. Avec, de surcroît, cette manière propre à Rufin de faire comprendre les enjeux, d'exposer une autre vision du monde, de montrer, toute l'importance de l'humain.
Toutefois, le scénario pourrait sembler crédible s'il n'était jonché de facilités scénaristiques permettant un peu trop facilement de résoudre les énigmes. JC Rufin ne maîtrise pas totalement toutes les règles du thriller. Par contre, son expérience diplomatique et humanitaire joue en sa faveur..
Au final, malgré la longueur de la mise en place de l'action, c'est un bon roman qui nous pousse à nous poser des questions sur l'avenir de notre humanité et c'est le but avoué de l'écrivain. On devine que l'auteur, humaniste, donne à l'homme la première place dans tout mouvement écologique.
04 août 2008
Le garçon et la mer
Ward est passionné par la mer; son père veut lui apprendre le surf. L'emprise de son père est une épreuve; Ward cherche à s'en défaire en se réfugiant dans le ventre de la mer. Un roman d'apprentissage évoquant les relations parent-adolescentparent-adolescent.
Kirsty Gunn plonge le lecteur dans une atmosphère particulière. Dans l'univers qu'elle décrit, finalement, il ne semble pas se passer grand-chose. L'essentiel est dans la perception du monde, dans le ressenti, dans une série d'émotions, de silences intériorisés, dans des sensations.
Le Garçon et la mer est empreint de légèreté, de sensibilité et laisse transparaître une grande sérénité. Beaucoup de choses sont suggérées. Sous la plume de l'auteur, l'innocence de cet adolescent disparaît. Ward, 15 ans, est un ado silencieux, timide, réservé. Il passe ses vacances au bord de la mer, dans un cadre en apparence idyllique. En apparence seulement........ La mer est omniprésente dans sa vie jusqu'à ce moment où elle va l'inviter à une confrontation extrême. Le garçon n'est là que pour ce moment, une vague à saisir, un cap à franchir, un dernier pas à faire pour quitter l'adolescence, entrer dans l'autre monde.
En effet, passées les premières pages de ce roman, on sent que quelque chose va arriver. On le devine, sans être jamais certain. l'orage couve près à éclater et à bouleverser tous les fondements de la vie de cet adolescent. On tourne longtemps autour pour saisir finalement l'essentiel.....jusqu'à la délivrance.


