29 octobre 2007
Le chant des corbeaux
Lorsque des fermiers irlandais font une découverte macabre dans une tourbière - le corps d’une jeune femme aux longs cheveux roux, en parfait état de conservation - l’archéologue Cormac Maguire et le docteur Nora Gavin se retrouvent embarqués ensemble dans une aventure, tous deux partageant un intérêt pour les cadavres. Le milieu humide et acide de la tourbière empêchant la décomposition, il est difficile de déterminer depuis combien de temps la morte repose là - deux décennies, deux siècles, voire deux millénaires. Entreprenant de la déterrer, Nora et Cormac découvrent qu’elle a été décapitée. Des examens plus approfondis révéleront la présence d’une bague en or dans sa bouche. Pour ajouter à leurs interrogations, Osborne, un propriétaire terrien de la région arrive sur place, dans un état d’extrême agitation ; l’inspecteur de police Garrett Devaney leur explique que deux ans auparavant, la femme et le jeune garçon de cet individu ont disparu sans laisser de traces.
Ce roman nous entraîne au coeur de l'Irlande, pays que j'affectionne particulièrement, dans ses pubs où se retrouvent les musiciens, mais aussi au coeur des tourbières chargées d'un lourd passé.
C'est en effet une histoire aux couleurs de l’Irlande que nous livre Erin Hart où l’atmosphère rurale du pays est rendue avec beaucoup de fidélité. Elle allie à l'enquête des informations sur le passé tumultueux de l’Irlande, s’arrêtant sur des traces toujours visibles telles que des donjons ou d’antiques cairns funéraires, son folklore, sa musique traditionnelle, etc...Ce livre présente donc un double intérêt à la fois légendaire ou historique et policier avec le souci de mettre en lumière les liens éternels entre présent et passé.
L'enquête policière est aussi renforcée en parallèle par les histoires personnelles des deux personnages principaux, des archéologues qui, tout en faisant leur travail, mènent leur enquête eux aussi. J'ai trouvé l'intrigue bien ficelée. On y découvre une double quête qui se découpe entre la recherche de l’identité de la femme rousse ensevelie dans la tourbière pendant des siècles, et la recherche de la femme et du fils disparus d'un important propriétaire terrien de la région. Y a-t-il un lien entre ces deux énigmes ? Les deux archéologues ainsi que l’inspecteur de police Devaney vont mener l’enquête pour tenter d’éclaircir ce mystère. Ce roman chargé d’atmosphère m'a tenu en haleine de bout en bout.
En fermant ce livre, j'ai eu de nouveau très envie de filer à l'aéroport prendre un billet chez Air Lingus !
27 octobre 2007
DEUXIÈME LETTRE
Elle habite en soupirant
La mansarde mitoyenne.
Parfois sa porte, en s'ouvrant,
Pousse le coude à la mienne.
Elle est fière ; parlons bas.
C'est une forme azurée
Qui, pour ravauder des bas,
Arrive de l'empyrée.
J'y songe quand le jour naît,
J'y rêve quand le jour baisse.
Change en casque son bonnet,
Tu croirais voir la Sagesse.
Sa cuirasse est un madras ;
Elle sort avec la ruse
D'avoir une vieille au bras
Qui lui tient lieu de Méduse.
On est sens dessus dessous
Rien qu'à voir la mine altière
Dont elle prend pour deux sous
De persil chez la fruitière.
Son beau regard transparent
Est grave sans airs moroses.
On se la figure errant
Dans un bois de lauriers-roses.
Pourtant, comme nous voyons
Que parfois de ces Palmyres
Il peut tomber des rayons,
Des baisers et des sourires ;
Un drôle, un étudiant,
Rôde sous ces chastes voiles ;
Je hais fort ce mendiant
Qui tend la main aux étoiles.
Je ne sors plus de mon trou.
L'autre jour, étant en verve,
Elle m'appela : Hibou.
Je lui répondis : Minerve
Victor Hugo
24 octobre 2007
Dead again
SYNOPSIS
Le détective privé Mike Church enquête sur les personnes disparues. Appelé par les soeurs d'un couvent de Los Angeles, il accepte d'aider Grace, une jeune femme amnésique, à retrouver sa famille. Son enquête le mène jusqu'à Franklyn Madson, un antiquaire-hypnotiseur, grâce auquel il découvre que les cauchemars de Grace se réfèrent à l'assassinat de la pianiste Margaret Strauss par son mari en 1949.
Après avoir été ébloui par le talent de Kenneth Branagh et d'Emma Thompson dans '"beaucoup de bruit pour rien", j'avais très envie de retrouver ce duo d'acteur dans un autre registre. Dead again vient combler ce souhait.
"Cette histoire est bien loin d'être terminée" : c'est par cette mystérieuse phrase susurrée à l'oreille d'un condamné à mort que débute ce bien étrange polar signé Kenneth Branagh. Après de nombreux coup de maître aux accents shakespeariens – Henry V, Beaucoup de bruit pour rien – le cinéaste britannique aborde ici un genre différent qu'on pourrait identifier comme une sorte de polar gothique, avec des références au maître incontesté de genre : Monsieur Hitchcock. Et le résultat confirme tout le talent de l'individu. Aussi, dans le plan du début, quand il avance dans le couloir de la prison vers sa femme, dnas les différents gros plans sur les ciseaux, dans l'histoire d'amour en parallèle, dans l'humour toujours présent, Branagh a utilisé les mêmes techniques que le maître du suspense.
En mélangeant le noir et blanc et la couleur, le passé et le présent, Kenneth Branagh rend aussi hommage aux grands films noirs des années 40 : Gilda, La Dame de Shangai, Assurance sur la mort.
En fin de compte, Dead Again est un excellent polar basé sur une théorie fantastique assez étonnante. On est tenu, angoissé, attendri et assez captivé du début à la fin. Les acteurs fantastiques, dont la ravissante Emma Thompson, Andy Garcia ou sir Derek Jacobi servent à la perfection ce film baroque et fascinant.
23 octobre 2007
Le carnet rouge
Quatrième de couverture
Le carnet rouge existe bel et bien. Depuis des années, Paul Auster y consigne des événements bizarres, coïncidences, étrangetés et autres invraisemblances dont il fut un jour victime, confident ou témoin. En anecdotes de quelques pages, parfois seulement de quelques paragraphes, on peut y lire treize nouvelles archibrèves où il se révèle un collectionneur passionné (et un rien inquiet) des bons et mauvais tours que lui a réservés la réalité. Ce florilège, Paul Auster le désigne volontiers comme son " art poétique sans théorie ". Et à la vérité, on y entend avec une netteté parfaite la fameuse " musique du hasard ". Voici donc, à tirage limité, réservé aux connaisseurs, un authentique carnet qui est aussi une fascinante miniature de l'univers austérien.
Je promenais mon regard dans la bibliothèque de ma coloc et là un livre plutôt mince attire mon attention, "le carnet rouge", je lis le nom de l'auteur, Paul Auster (tiens ça fait un bail qu'audrey m'incite à lire cet auteur), une heure plus tard je le remettais à sa place avec ce petit sourire qui se dessine sur le visage d'une personne que la magie des mots a envahie.
Ce recueil est composé de minuscules récits. C'est une compilation d’histoires vraies consignées au fil des années, ce livre est un peu le témoignage de ce que l'écrivain à perçu des actions du hasard et des aléas de l’existence humaine.
Je ne me suis jamais plongé (je reconnais c'est un tort, mais faute avouée est à demi pardonnée, non ?) dans l'univers de Paul Auster. Ce recueil m'incite à partir à la découverte de cet auteur. J'ai ressenti une double sensation à la fin de la lecture, d'abord une frustration, sûrement parce que le plaisir est fugace, trop court puis une envie, celle de repousser le dénouement en lisant une œuvre qui lui fait écho, « La cité de verre», premier volume de "la Trilogie new-yorkaise" où le héros s'achète un carnet rouge pour y retranscrire ses pensées.
22 octobre 2007
EN SORTANT DU COLLEGE
Première lettre
Puisque nous avons seize ans,
Vivons, mon vieux camarade,
Et cessons d'être innocents ;
Car c'est là le premier grade.
Vivre c'est aimer. Apprends
Que, dans l'ombre où nos coeurs rêvent,
J'ai vu deux yeux bleus, si grands
Que tous les astres s'y lèvent.
Connais-tu tous ces bonheurs ?
Faire des songes féroces,
Envier les grands seigneurs
Qui roulent dans des carrosses,
Avoir la fièvre, enrager,
Être un coeur saignant qui s'ouvre,
Souhaiter être un berger
Ayant pour cahute un Louvre,
Sentir en mangeant son pain
Comme en ruminant son rêve,
L'amertume du pépin
De la sombre pomme d'Ève ;
Être amoureux, être fou,
Être un ange égal aux oies,
Être un forçat sous l'écrou ;
Eh bien, j'ai toutes ces joies !
Cet être mystérieux
Qu'on appelle une grisette
M'est tombé du haut des cieux.
Je souffre. J'ai la recette.
Je sais l'art d'aimer ; j'y suis
Habile et fort au point d'être
Stupide, et toutes les nuits
Accoudé sur ma fenêtre.
Victor Hugo
19 octobre 2007
Tindersticks
Tindersticks - Travelling Light
Vidéo envoyée par lukassette
tinderstick city sickness
Vidéo envoyée par mocky214
Tindersticks - Sometimes It Hurts
Vidéo envoyée par scootaway
Je participe à mon tour à la proposition lancée par Thom de créer une chaîne bloguienne.
Je vais donc vous présenter un groupe et en particulier un album que j'ai adoré pendant ma vie étudiante.
Oui, je reviens à l'année 95, année quasi sabbatique pendant laquelle j'ai passé la plupart de mon temps avec mes potes de l'époque à écouter de la musique et à faire pleins de découvertes sur lesquelles je ne m'attarderai pas, car ceci n'est pas le sujet de la discussion. Donc pour en revenir au crossover, dans cette ambiance empreint de zénitude, un groupe avait tout à fait sa place : Tindersticks .
"Hourra, LE meilleur groupe du Royaume-Uni vient enfin d'accoucher de son sixième disque! De qui est-ce que je parle? Oasis? Radiohead? Non, d'une formation de six musiciens tous originaire de Nottingham, qui raconte les troubles et les désirs du quotidien sur des musiques somptueuses parfois quasi symphoniques."
Voilà la manière dont Kevin Hartley commençait la critique du dernier album des Tindersticks dans un article du Sunday Times de Dublin, se joignant à un torrent d'éloges.
L'écoute de ce groupe nous dévoile une musique désarmée, poétique dont les textes littéraires écrits par Stuart Staples, qui n'a pas encore la voix nicotinée et grave qu'on lui connaît aujourd'hui, reflètent les méandres de la vie et de l'amour. Et si l'émotion ne surgit pas de cette voix marmonnée et pudique, l'instrumentation s'en charge avec élégance. ils réussissent avec brio à nous séduire sur des mélodies aussi bien sombres, légères, lancinantes ou rythmée.
Avec "Curtains", mon album préféré, on touche au sublime. Si certains disques sont délibérément enregistrés pour vous faire danser, certains autres sont délibérément faits pour raviver de vieux souvenirs et vous tirer les larmes. Dans cet opus, ils nous cèdent une musique toujours aussi raffinée, qui vient puiser dans notre mélancolie latente. J'ai gardé en mémoire cette voix boulversante.
Ce groupe a atteint des sommets d'élégance et d'émotion, ceci grâce à l'utilisation réussie de mélodies raffinées, de voix funambule stupéfiante de profondeur et d'arrangements d'une précision d'orfèvre.
Les 3 vidéos illustrent un peu l'évolution musicale de ce groupe sur une décennie....
18 octobre 2007
"Être parisien, ce n'est pas être né à Paris, c'est y renaître."
Sacha Guitry
16 octobre 2007
Ne te retourne pas
Quatrième de couverture
« Ne te retourne pas » : ce sont les derniers mots que Walker, trois ans, entend de la bouche de sa mère, avant qu'elle ne l'abandonne sur une route de l'Ontario. Quinze ans plus tard, après avoir été ballotté de services sociaux en familles d'accueil, le jeune homme est bien décidé à trouver des réponses aux questions qui l'obsèdent depuis l'enfance : qui est sa mère ? Et surtout pourquoi l'a-t-elle abandonné ? Mais sa quête va s'avérer beaucoup plus dangereuse qu'il ne le pensait : un mystérieux inconnu semble prêt à tout pour qu'il ne découvre pas la vérité sur son histoire. Conjuguant avec brio le suspense et l'émotion, James W. Nichol nous entraîne, avec ce premier roman haletant et noir à souhait, dans une sanglante partie de cache-cache.
1979, dans l'Ontario, Walker, âgé de trois ans, est abandonné par sa mère, accroché à un grillage, le long de l'autoroute 69 avec en guise d'adieu cette phrase mystérieuse "Ne te retourne pas...".
Quinze ans et quelques foyers d'accueil plus tard, le jeune homme, désormais majeur et adopté par la famille Devereaux, entreprend de retrouver sa mère biologique. Armé de maigres éléments sur son identité, il part pour Toronto... le décor est planté et on entre dans cette histoire avec le sentiment qu'elle va nous réserver un tas de surprises.
En nous entraînant dans le périple du jeune Walker, l’auteur sait nous tenir en haleine à travers une énigme et une enquête pleine de rebondissements, où les secrets familiaux les plus sordides se mêlent aux moments de tendresse entre les deux principaux protagonistes. L'atmosphère s'alourdit au fil de ses recherches, très rapidement le lecteur comprend que Walker devra forcer le destin pour trouver des réponses à ses questions...
On se laisse porter par cette véritable quête initiatique, ce roman d'apprentissage où l'on voit Walker acquérir son indépendance, trouver l'âme soeur et affronter les fantômes de son passé. Ce roman, facile à lire je le conçois, est cependant bien construit. Il fait partie de ceux que l’on a pas envie de poser avant de connaître le dénouement...
15 octobre 2007
Le rugby c'est un monde
Comment oublier la désilusion et la déception de match contre l'angleterre ? En allant voir l'excellente expo au Musée d'Aquitaine de Bordeaux sur le rugby.
La magie de ce sport ne va pas s'arrêter à un plaquage raté en début de match, ni à quelques chandelles trop longues atterrissant directement dans les bras des hommes en blanc, ni à regarder le gentleman wilkinson passer ses coups de pied comme à l'entraînement en se disant finalement "il a de la classe quand même le Monsieur" !!!! Pierre Mac Orlan disait justement "Il fallait être Anglais pour inventer le rugby. Qui d'autre aurait pu penser à un ballon ovale ?"
C'est bien ce que je me suis dit en poussant la porte du musée, pour oublier ce match, il faut se souvenir de tous les exploits passés, mais surtout de la finalité du rugby basée sur la ferveur, la bravoure et la fraternité..... et je n'allais pas être déçu 800 m² d'exposition, 600 objets et documents, 30 vidéos, des matches mythiques et de grandes mises en scène scénographique évoquent ce sport si singulier qui, plus qu'un jeu, constitue une véritable "manière d'être". Le rugby dépasse les frontières, des borders d'Ecosse aux mines galloises, des fermes de Nouvelle-Zélande aux universités d'Afrique du Sud, d'Argentine au Japon, jusqu'aux villages du Nord-Ouest de la France.
Espace peuplé d'émotions, de passions, de joies et de peines, plein de bruit et de fureur, d'harmonie et de grâce, le rugby "c'est la vie même". D'où vient-il ? Comment s'est-il diffusé dans le monde ? Quels sont les règles et quel est son esprit ? A quoi tient sa singularité ? Quelle est sa place en France et dans le monde contemporain ? Autant de questions soulevées au Musée d'Aquitaine pour nous aider à mieux comprendre le "sport roi".
Au fur et à mesure de l'expo, on prend conscience que c'est bien un Sport atypique, qui a su créer ses propres légendes mais ses controverses, un sport anachronique ancré dans la tradition et résolument moderne. Un sport de voyous et d'intellectuels, d'esquives et de combat collectif, sport de la meilleure société anglaise, argentine ou italienne, mais sport populaire dans la France rurale du Sud et les provinces les plus reculées d'Afrique du Sud, de Nouvelle-Zélande et du Pays de Galles : le rugby est une continuelle surprise. On essaye de comprendre la singularité de ce jeu et sa diversité en déclinant les différents temps d’une journée de rugby....Des petits matins frisquets où des enfants s'affrontent en des tournois improvisés aux premiers échanges entre supporters d'équipes rivales partageant une bière avant la rencontre. Des chants et des vestiaires à la présentation des équipes au combat. De l'émotion qui envahit les visages au terme d’une victoire ou d'une défaite à la fameuse troisième mi-temps...où les adversaires partagent des moments ensemble et se réconcilient.
Je suis ressorti avec la sensation que cette défaite n'est pas une fin en soi, mais laisse présager de nouvelles émotions populaires, des moments de liesse et de tristesse, de doute et de joie.
Je ne pouvais pas terminer ce post sans cette fameuse citation rugbystique d'actualité pour notre équipe nationale : "On est au pied du mur, il faut le construire."
14 octobre 2007
Thank you for smoking
Synopsis
Lobbyiste séduisant et ambitieux, Nick Naylor met son charme, son talent et son sourire carnassier au service de la société Big Tobacco pour contrer les ravages de la politique de prévention contre le tabagisme.
De conférence de presse en talk-show télévisé, il défend l¹indéfendable, mais a du mal à convaincre son ex-femme qu¹il peut être un père modèle pour son fils.
Un nouveau petit vent d'humour noir vient de se lever dans le monde du cinéma américain...avec ce long métrage de Jason Reitman, les Etats-Unis voient encore (dans la lignée des films documentaires de Mister Moore) leur image écornée par un scénario simple mais efficace.
Ce film a pour objectif de dénoncer l'industrie du tabac. Pourtant ce sujet a été exploité de nombreuses fois par les ministères de la santé de tous les pays occidentaux dans leurs campagne anti tabac et la toxicité de la consommation de tabac ne fait plus vraiment débat. Alors ou est l'intérêt me demanderez-vous ? En fait, son but est de nous ouvrir les yeux sur les pratiques ou tout au moins les intentions de l'industrie du tabac pour parvenir à préserver autant que possible ce lucratif marché de la mort. Et dans ce domaine leur imagination est sans limite ...
Certes, Thank you for smoking est uniquement une fiction où la caricature est volontairement grossie. Toutefois, je pense que je ne regarderai plus jamais certains ardents défenseurs de nos libertés individuelles d'un oeil compatissant.
Un autre aspect qui m'a vraiment plu est que ce film est avant tout adressé aux amateurs d'humour noir. Son côté corrosif est soigneusement mis en scène pour nous séduire. Jason Reitman arrive à nous rendre son personnage central, vraiment attachant, presque captivant, capable de dire les pires ignominies avec un sourire et un charisme imparable. En multipliant les séquences ironiques, voire franchement cyniques, le cinéaste nous fait souvent éclater de rire devant l'évidente mauvaise foi du personnage principal. La répartie incomparable du héros, Nick Nailor, porte-parole de l'indéfendable est jubilatoire.
Pour conclure j'ai trouvé le scénario bien mené, la réalisation sans tâche, les répliques cinglantes, le rythme toujours très soutenu. Mais bien qu'il soit un excellent divertissement, il ne faut pas attendre de cet opus qu'il révolutionne le cinéma engagé et contestataire. Il manque d'un brin d'envergure et d'engagement pour en faire un véritable film référence de la lutte contre le tabac. J'en suis d'autant plus convaincu que devinez quel a été le premier geste de ma coloc en sortant de la salle de ciné ??? et bien, je vous le donne ne mille...... de s'allumer une clope bien sûr ! Magnifique !!!!!







