30 septembre 2007
Patrick Watson - Close to Paradise
Patrick Watson - Drifters
Vidéo envoyée par Patrick-Watson
Patrick Watson - The Great Escape
Vidéo envoyée par Patrick-Watson
Nous avons fait une découverte ! Et quelle découverte !
C'est bien simple, nous ( audrey et moi) avons écouté en boucle certains morceaux. Cet album est sublime et dès la première écoute, la voix du chanteur nous a rappelée étrangement celle de Jeff Buckley. Alors on s'est posé et on a pris le temps de l'écouter en sirotant un petit thé au jasmin.
On sent que ce chanteur a une discographie bien à lui, que ce soit Pink Floyd en passant par Paul McCartney. On sent aussi beaucoup l'influence de la famille Buckley et de Nick Drake.
Néanmoins, la force de ce chanteur est bien sa créativité. Sa musique nous enveloppe, son univers onirique nous séduit.
Bref, à écouter si ce n'est pas déjà fait.
29 septembre 2007
Caresser le velour
Le récit initiatique et sentimentalo-saphique d’une jeune écailleuse d’huîtres du sud de l’Angleterre. Plongée dans cette Angleterre qui condamna Oscar Wilde, dans les coulisses des salons mondains et du beau monde saphique, Caresser le velours nous offre, sous un éclairage inédit, une vision insolite et fascinante de cette fin de siècle qui préluda à la Belle Époque.
J'ai découvert l'univers de la littérature gay et lesbienne avec les "Chroniques de San Fansisco" d' A.Maupin. Et avant d'ouvrir ce roman, je n'avais à aucun moment retrouvé l'ambiance qui m'avait tant plu dans le petit monde de Barbary Lane.
Tout au long du roman, nous accompagnons Nancy, une jeune écailleuse d’huîtres de Whitstable qui quitte ses racines familiales pour une jeune artiste dont elle est tombée amoureuse après l’avoir vu pour la première fois sur une scène de music hall travestit en garçon.
Ce périple qui va durer plusieurs années, passera du romantisme au mélodrame glauque et sombre. On la suit dans sa vie simple et pauvre qui se transformera en une vie de débauche et d’enivrement des sens au sein dans le Londres de la fin du 19ème siècle à la fois terrible et fascinant.
Dans ce roman règne avant tout une atmosphère brillante de part les décors et la mise en scène des personnages mais particulièrement dans les descriptions des costumes, des théâtres et des différents lieux dont on savoure les touchés, les couleurs et l'ambiance.
Si vivre son homosexualité aujourd'hui n'est pas une partie de plaisir, dans l'Angleterre de l’époque complètement engoncée dans sa droiture et ses bonnes manières, c'était vraiment un chemin de croix.
Ce roman au delà d'être un classique dans le milieu lesbien pour ses qualités littéraires, est aussi une très bonne illustration de la vie sous l'époque victorienne. Sarah Waters a fait un véritable travail de recherche historique pour nous permettre de plonger dans ce monde où se croise la richesse opulente à l'extrême pauvreté. Elle nous permet aussi de découvrir cette Angleterre victorienne sous un autre regard, comme si on se rapprochait du trou de la serrure pour observer les petits secrets inavouables de ce monde sensé être "respectable".
Ce roman est un peu une quête de l'amour absolu et surtout assumé contre vent et marée.
27 septembre 2007
Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre,il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise, Mais enivrez-vous, Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé , dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est; et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront : "Il est l'heure de s'enivrer! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous; Enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."
Charles Baudelaire
26 septembre 2007
Prête moi ta main - sans façon, merci !
Synopsis
La vie est facile pour Luis, 43 ans, célibataire heureux, épanoui dans son métier, aimé, choyé, couvé par sa mère et ses cinq soeurs. Cela aurait pu durer toute une vie, mais voilà...
Lassées de le materner, celles-ci décident qu'il est temps pour lui de se marier. Le plus vite possible ! Cerné par sa famille qui ne pense plus qu'à ça, il élabore un plan : trouver la femme parfaite qui va se faire passer pour sa fiancée et qui va lâchement l'abandonner le jour du mariage. Après ça, plus personne n'osera même prononcer le mot mariage devant lui. Mais comment trouver cette perle rare ? Luis ne voit qu'une solution : la louer !
Et justement, Emma, la soeur de son meilleur ami et collègue, vient d'arriver à Paris et cherche du travail. Ça y est, le plan est en route. Au bout, la liberté pour Luis. Les plans, c'est bien sur le papier. Mais dans la vie, ça peut s'emballer...
Ce film aurait pu être, une comédie : en dehors de quelques rares répliques arrachant difficilement un sourire, on n'en est bien éloigné... Il aurait pu être une étude de famille à la Jaoui-Bacri : il n'en est rien, les seconds rôles ne sont pas du tout développés et ne représente qu'une masse informe et brouillonne. Il aurait pu être une histoire d'amour romantique et émouvante : et bien non !
Mais dans quelle catégorie peut être classée ce film me demanderez vous ?
Et bien, imaginez qu'un scénariste ait décidé de caser tous les clichés - façon comédie romantique américaine - en 1h30! vous mélangez le tout et vous obtenez un petit jeu très monotone et sans relief ! J'ai trouvé la mise en scène grotesque, le rythme mollasson et le scénario éculé..."prête-moi ta main" accumule donc tous les défauts de la comédie ratée et en particulier celui, plus important encore, de ne pas faire rire (à l'exception d'une ou deux scènes bien sur), chose d'autant plus dommage que le postulat de départ était pourtant intéressant.
Dans ce film, on voit tout arriver de très loin au point que nous nous sommes regardés avec ma coloc en se disant "non là ils vont pas oser c'est trop énorme le cliché là!" . Et bien si ils le sortent et sans complexe.
Ce qui aurait pu etre une comédie rafraîchissante et drolissime n'est autre qu'une pseudo comédie. En fin de compte, heureusement qu'il ne dure qu'une 1 h 30, j'en regretterais même de ne pas avoir vu à la place un match de curling, c'est pour dire !
25 septembre 2007
"Dans la conversation, gardez-vous d'avoir le dernier mot, le premier."
Sacha Guitry
24 septembre 2007
Quand la pub nous séduit !
Levis Dangerous Liaison
Vidéo envoyée par traianbasescu
La musique Strange Love de Little Annie nous met dans l’ambiance à travers les temps que nous traversons dans ce spot publicitaire. Une alliance de tradition, de déchirement, de modernité mais surtout de sensualité.
Publicité Levis Sarabande Hendel
Vidéo envoyée par lfdestouches
Le fond musical n'est autre que "la grande Sarabande" de Haendel, arrangé pour l'occasion par John Altman. Marche solennelle et angoissante, magnifiée dans "Barry Lyndon", l'orchestration semble ici accompagner les personnages dans leur mystérieuse quête de liberté. Ce spot de pub obtient brillamment cette difficile alchimie entre les images et la philosophie d'un produit.
22 septembre 2007
La demi-pensionnaire
Quatrième de couverture
Que faire lorsqu'on tombe amoureux d'une jeune femme au cours d'un déjeuner, et qu'on découvre au dessert qu'elle se déplace en fauteuil roulant ? Hélène est Lion ascendant Lion, championne de voltige aérienne. C'est la fille la plus sexy, la plus joyeuse et la moins facile que Thomas ait jamais rencontrée... Arraché à sa routine, malmené, envoûté par cette "demi-pensionnaire" qui l'initie à la vraie liberté, il comprendra au bout du compte que c'est lui qui vivait comme un infirme. Et qu'une femme assise, parfois, peut aider un homme à se relever.
"Hélène a trente ans moins le quart, comme elle le dit pour s'y habituer. C'est la fille la plus sexy, la plus joyeuse et la moins facile que j'aie jamais rencontrée. En vingt-quatre heures, elle m'a donné une raison de vivre, un rôle à jouer, une seconde chance. Ce qu'elle attend de moi est complètement fou, mais j'irai jusqu'au bout de son rêve, même si je finis en prison, en morceaux ou chez les dingues. Elle est lion ascendant lion, championne de voltige aérienne. Sur terre, elle vit dans un fauteuil roulant. Et, de nous deux, c'était vraiment moi l'infirme."
Après avoir lu "L'Evangile de Jimmy", je me suis décidé à découvrir Didier Van Cauwelaert dans un registre différent, moins sujet à polémique mais plus attachant.
On ressent dans ce roman un peu de la sensibilité d'ANNA GAVALDA dans le style et la manière dont sont décrits les personnages. Je ne saurai l'expliquer mais dès les premières pages, j'ai ressenti une familiarité et une affection pour Hélène, Thomas et Edmée comme s'il avaient partagé ma vie, en étaient sortis puis étaient réapparus après une longue absence.
Cet auteur m'avait déjà conquis par ses dialogues construits intelligemment et parfaitement adaptés à la psychologie de ses personnages, parfois drôles qui aboutissent à un mélange d'auto-dérision et de cynisme.
On pourrait lui reprocher un peu de facilité dans la construction, mais dans ce style clair et concis, il nous offre une véritable leçon sur l'amour, le handicap et la Liberté.
C'est un petit bonheur qui s'offre sans prétention, comme un rafraîchissement... et si je me suis aussi bien fondue dans cette atmosphère-là, c'est que tous les jours je côtoie des personnes qui ont souffert. Elles m'apportent énormément et leur amitié n'a pas de prix.
20 septembre 2007
"Le bonheur est souvent la seule chose qu'on puisse donner sans l'avoir et c'est en le donnant qu'on l'acquiert."
Voltaire
Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction, un état agréable et équilibré de l'esprit et du corps d'où la souffrance, l’inquiétude et le trouble sont absents. Le bonheur consiste surtout à rendre les autres heureux.
Vaste programme, une utopie me direz-vous et bien peut être pas. C'est l'addition d'un ensemble de petits détails, des attentions, de l'écoute, de la patience ...le bonheur est bien un trésor, et contrairement à tout autre chose de valeur, il se multiplie si on le partage.
19 septembre 2007
Le jour des chiens
L'inspectrice Petra Delicado, confinée au service documentation, se voit confier la tâche peu glorieuse d'enquêter sur le meurtre d'un inconnu retrouvé roué de coups dans une ruelle sordide de Barcelone. Le seul "témoin" est le chien de la victime que Petra finit par adopter pour les besoins de l'enquête. En compagnie de son collègue Garzon, elle va plonger dans le milieu particulier des éleveurs, vétérinaires et toiletteurs, mais aussi dans le monde des laboratoires qui utilisent des animaux à titre de cobayes. En effet, il semble que l'homme découvert dans la ruelle ait été un pourvoyeurs de chiens.
Je reviens de nouveau vers cette ville qui m'attire comme un aimant grâce à la lecture de ce polar dont l'intrigue originale et, les personnages fouillés m'ont beaucoup plus.
Notre duo d'inspecteur doit chercher le meurtrier d’un inconnu battu à mort. Le seul témoin du crime est le chien de la victime, et Petra découvrira le monde assez spécial des éleveurs de chiens de combat mais sera aussi confrontée à la réalité sociale de l’Espagne de la fin des années 1990.
Je poursuis donc la visite guidée de la belle Barcelone que nous propose cet auteur. aussitôt j'ai envie de m'attarder dans une bodega et partager un verre avec l'inspectrice Petra et son adjoint Garzon. En effet, ils sont tous deux de bons vivants et vont souvent chercher l’inspiration devant un verre accompagné d’un bon petit plat maison
Le personnage de Petra Delicado devient dans ce second roman réellement attachant et ceci pour pour plusieurs raisons. C’est un personnage contradictoire, notamment en ce qui concerne la place et l’aspiration de la femme dans nos sociétés. Ces contradictions la poussent parfois à demander aux autres s’ils sont heureux, de but en blanc. Attachante par une certaine forme de naïveté mais aussi dans sa prise de conscience des limites humaines. Enfin, elle est sensible à la gente masculine et assume pleinement la nécessité de la plénitude de la chair. Toutefois, elle n’en reste pas moins une sentimentale de première et n'hésite pas de foncer vers certains idéaux sans craindre le ridicule.
Si vous vous laissez tenter par les romans d'Alicia GIMÉNEZ BARTLET, j'espère que vous serez comme moi séduit par ce duo improbable mais oh combien complémentaire, drôle et attendrissant .
18 septembre 2007
Voici les titres et auteurs de ces passages :
Le premier était assez facile, j'ai repris goût à la lecture grace à ce roman "les chroniques de san francisco" de Mr MAUPIN. Longtemps, j'ai eu envie de partir à san francisco dans cette fameuse pension de famille pour me retrouver aux côtés de ces personnages si attachants.
Le deuxième est moins évident, toutefois, je suis persuadé que "certaines personnes" n'ont eu aucun mal à reconnaître cette impertinente et rayonnante "11 h 30" et son amant Adolf Hitler dans "la part de l'autre" d'E.E.SCHMITT
Le troisième, je l'avoue était assez compliqué à trouver. Toutefois, tout admirateur de Truman CAPOTE a reconnu son style d'écriture dans cette nouvelle qu'est "un été indien".





