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Quatrième de couverture

Voici un puzzle où chaque pièce est une tranche de vie, finement observée puis assemblée jusqu'au dernier morceau posé qui donne sa cohérence au tout, au grand tout que l'on nommerait humanité. C'est un peu des autres et aussi un peu des nôtres. Et c'est naturellement réussi qu'on se surprend à penser : 1979, moi j'avais 16 ans, c'est l'année où je...

1979 ? Que faisiez-vous cette année-là ? J'avais 7 ans, une année plutôt difficile, des semaines à l'hôpital suite à un accident de la route, en fait une année charnière dans ma vie. Sûrement ma première prise de conscience que la vie est précieuse et ne tient parfois à pas grand chose.

Dans ce roman c'est la question que se pose un certain nombre de personnes depuis que ce chiffre a été écrit sur le mur d'une maison. La construction est similaire à son premier roman, Accès direct à la plage, mais dans 1979 l'auteur nous entraîne plutôt dans une sorte de jeu de piste. Qui a donc taggé cette année sur le mur d'une maison de Troyes en 2003, et pourquoi ?

Dans 1979, j’ai trouvé des personnages beaucoup plus sombres, tristes que dans le premier roman. Leurs malaises sont beaucoup plus profonds. Il y a de la violence dans les mots de certains, de la haine et de la jalousie exacerbée. On peut se demander s'ils vont s’en sortir, s’ils vont trouver la solution, la signification première de cette date.
1979 agit comme un miroir de la vie qui nous renvoie les émotions, les doutes, les attentes et les joies de chacun.

Finalement, une note positive grandit tout au long du roman dans ce quartier, où chacun semblait s'ignorer, des liens vont se tisser pour ne plus vivre l'isolement. C'est un très beau récit empreint d’humanité sur les rencontres et la solidarité.