beaucoup de bruit pour rien

Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle

31 août 2007

Rite de Mort

ART_2377

Quatrième de couverture

Après son deuxième divorce, Petra Delicado, la petite quarantaine, s'achète une maison avec jardin pour oublier qu'elle végète au service de documentation de son commissariat, et surtout échapper à ses ex-maris qui ne cessent de débouler dans sa vie au moindre prétexte. Un soir, contre toute attente, on l'appelle pour la charger d'une affaire : une jeune fille des quartiers périphériques de Barcelone a été violée et marquée au bras d'un étrange sceau évoquant une fleur. Petra comprend que seul le manque d'effectifs explique qu'on lui confie cette enquête. Surtout quand elle voit qu'on lui désigne un collaborateur apparemment aussi terne que l'inspecteur adjoint Garzón. C'est pourtant cet improbable tandem qui, derrière les murs de l'hypocrisie, découvrira une vérité au goût amer.

J'avais laissé Barcelone et "son cimetières des livres oubliés" en tournant la dernière page de ce magnifique roman qu'est "l'ombre du vent ".

Mon attirance pour cette ville m'a poussé à la redécouvrir sous un visage un peu différent, à travers les yeux de Petra et de son collaborateur Garzon. Ils forment un duo de personnages attachants, dans une première enquête qui va les amener dans les méandres de cette cité fascinante à la recherche d'un meurtrier invisible.

"Affectée au service de documentation de son commissariat, Petra Delicado s’occupe de questions générales, archives, publications et bibliothèque, ce qui lui vaut un statut purement théorique aux yeux de ses collègues. “J’attendais mon heure en silence, et lorsque je croisais un collègue dans le couloir et qu’il me demandait : “Comment va notre intellectuelle ?” je pensais toujours en mon for intérieur : “Un jour on verra qui je suis.” Chargée de prendre les fonctions d’un inspecteur accidenté, elle s’attaque, en compagnie de l’inspecteur à l’air mal dégrossi qui a été placé sous ses ordres, à sa première affaire : une jeune fille de dix-sept ans, victime d’un viol et marquée au bras d’une étrange blessure en forme de cercle…"

J'ai apprécié le style vivant d'Alicia Giménez-Bartlett, son sens de l’humour et sa finesse d’observation en particulier dans l'évocation des rapports entre les personnages au caractère bien trempé et de leurs multiples confrontations.

A aucun moment, je ne me suis ennuyé, bien au contraire. Le rythme est soutenu et on a très envie de découvrir le coupable. Cet auteur est au bout du compte une très bonne recrue dans le monde du polar.

Posté par sachaguitry à 17:57 - Romans policiers - Thrillers - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1