41ORL_2B3mU0L

Dans le livre peut-être le plus personnel qu'il ait jamais écrit, Philippe Delerm retourne pour la première fois sur son enfance, et trace le portrait tendre et nostalgique des lieux et personnages qui l'ont vu grandir chaque été. L'auteur nous ouvre les portes de la Mascagne, la maison de ses racines, qui fut celle de ses grands-parents puis de ses parents. Aujourd'hui, ils s'y retrouvent en vacances, toutes générations confondues.

J'étais resté sur une très bonne impression après avoir dégusté "La Première Gorgée de bière" et je ne fus pas déçu en découvrant cette plongée intimiste dans l'enfance de l'auteur.

Il nous fait découvrir cette maison dans le Tarn-et-Garonne où il a passé toutes ses vacances depuis sa naissance, il y a cinquante-cinq ans. La maison de ses racines : ce fut celle de ses grands-parents puis de ses parents avant d'être aujourd'hui le lieu magique où se retrouve chaque été toutes générations confondues sa famille au complet. " Cette maison est à la fois un lieu et une idée. Elle fait partie de moi et je fais partie d'elle. Voilà. Ce livre est un peu tout cela. "

Rien n est plus émouvant que de le voir évoquer avec nostalgie,  les êtres qui les habitent : sa grand-mère, son grand-père, ses voisins et quelque pêcheur au pont-canal.

Comment ne pas envier cette enfance dans ce petit coin de paradis, où chaque découverte est prétexte à un émerveillement et à un apprentissage de la vie. Il  fait le portrait tendre et doucement nostalgique de ces lieux et personnages qui l'ont vu grandir chaque été.

L'évocation de ce coin perdu du Tarn-et-Garonne donne aussi à Philippe Delerm l'occasion d'écrire de très belles pages sur le Sud-Ouest. C'est une région où j'ai aussi grandi et dans ce roman je retrouve avec plaisir quelques très bons souvenirs d'enfance.