beaucoup de bruit pour rien

Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle

30 juin 2007

Big Fish

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Will Bloom a toujours entendu de la bouche de son père, Edward, des histoires folles dont ce dernier était le héros. Lorsque le jeune homme est rappelé au chevet du patriarche mourant, il ne sait toujours rien du vrai ou du faux des ces contes. Une dernière occasion se présente à lui pour percer les mystères et les secrets de son père.

Sorcières et géants, univers enchanteurs et territoires inconnus, Tim Burton nous remet le couvert après son brillant Sleepy Hollow pour nous faire partager ce thème qui lui est très cher, où le réel se mêle au fantastique.

Big Fish" c'est l'histoire fantastique d'un homme fantastique perdu quelque part entre la mythomanie et le rêve. Tim Burton, après son remake raté de "La Planète des Singes" renoue avec "son" cinéma, celui qui fait rêver.

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On ne peut que se demander où Tim Burton va chercher son inspiration. L'artiste a son monde à part entière, et y reste fidèle sans pour autant se répéter : Big Fish présente autant de poésie et de lyrisme qu'un Edward aux mains d'argent ou un Batman Returns, mais d'une toute autre manière.

Ici, les couleurs sont vives, le rythme enthousiasmant, et les acteurs heureux de vivre cette aventure cinématographique. Et pourtant, il me semble que cette joie cache quelque chose de plus profond. Même si Burton n'essaie pas de faire passer de messages, en racontant juste une magnifique histoire, un très beau conte qui se penche sur les problèmes relationnels entre un père fabulateur et un fils peu épanoui, on pourrait penser qu'il entrebâille une porte pour nous livrer une confession empreinte d'intimité. En effet, Burton s'interroge, retourne la caméra et se met à nu.

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Quelle plus belle arme, en effet, pour lutter contre sa peur de la mort, de l'abandon, de la solitude, que de jouer avec, de désacraliser ces effroyables ennemis, et ainsi de gagner sur un autre tableau, celui où la vie éternelle est possible - la terre du fantasme. Loups-garous, bêtes de cirque, peuples cachés, sœurs siamoises, tous se sont donnés rendez-vous dans un coin de forêt pour vaincre la mort, car ces personnages sont immortels et ne quitteront jamais le royaume des illusions.

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On arrive à la fin, les yeux embués de larmes, et l'on découvre sous la magnifique musique de Danny Elfman l'excellent dénouement. A la vision du film j'ai eu l'impression de voir un "Forrest Gump" plus intime, plus rêveur. C'est en défintive Un conte d'une beauté hallucinante comme seul Tim Burton sait nous en offrir. Une réflexion sur la vie, sur la mort et le pouvoir de l'imagination. On se lève, on applaudit, on en sort plus humain que jamais...

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29 juin 2007

Jacques Brel - Voir un ami pleurer


Jacques Brel - Voir un ami pleurer
Vidéo envoyée par danieldp

Voir un ami pleurer

Bien sûr il y a les guerres d'Irlande
Et les peuplades sans musique
Bien sûr tout ce manque de tendres
Il n'y a plus d'Amérique
Bien sûr l'argent n'a pas d'odeur
Mais pas d'odeur me monte au nez
Bien sûr on marche sur les fleurs
Mais voir un ami pleurer!

Bien sûr il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent déjà la tête
Étonnés d'être encore debout
Bien sûr les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr nos cœurs perdent leurs ailes
Mais mais voir un ami pleurer!

Bien sûr ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr le temps qui va trop vite
Ces métro remplis de noyés
La vérité qui nous évite
Mais voir un ami pleurer!

Bien sûr nos miroirs sont intègres
Ni le courage d'être juifs
Ni l'élégance d'être nègres
On se croit mèche on n'est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu'on n'est plus étonnés
Que par amour ils nous lacèrent
Mais voir un ami pleurer!

Jacques Brel

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27 juin 2007

Bob Dylan - When the Deal Goes Down


Bob Dylan - When the Deal Goes Down
Vidéo envoyée par zefilm

Le son est velouté, léger, aérien, parfaitement maîtrisé, la voix pincée tient du feulement mais son timbre est plus profond et magnifique que jamais. Cette musique est apaisée, sereine, lumineuse .... Le génie de Dylan est sa capacité à intégrer, digérer et régurgiter tous les mythes et fantasmes d'une Amérique qui n'existe plus que dans les livres d'Histoire. Encore une fois il y arrive parfaitement en revisitant le folk et le blues d'une façon magistrale

C'est un plaisir de voir cet artiste revenir en pleine lumière....

Quand la donne se fera

Dans le calme de la nuit, dans l'antique lueur du monde

Où la sagesse se transforme en dissensions

Mon cerveau déconcertant, travaille en vain

A travers les ténèbres sur les chemins de la vie

Chaque prière invisible est comme un nuage dans l'air

Demain se détourne sans cesse

Nous vivons et mourrons, sans savoir pourquoi

Mais je serai avec toi quand la donne se fera 

Nous mangeons et buvons, nous sentons et pensons

Loin dans la rue nous errons

Je rie et je pleure et je suis hanté par

Des choses que je n'ai jamais voulu ni souhaité dire

La pluie de minuit suit le train

Nous portons tous la même couronne d'épines

Ame contre âme, nos ombres roulent

Et je serai avec toi quand la donne se fera 

La lune offre sa lumière et brille la nuit

Et je sens à peine son éclat

Nous apprenons à vivre puis nous oublions

Sur la route nous sommes destinés à partir

Plus frêles que les fleurs, ces heures précieuses

Qui nous gardent liés si forts

Tu es apparue à mes yeux telle une vision des cieux

Et je serai avec toi quand la donne se fera 

J'ai cueilli une rose et elle a troué mes habits

J'ai suivi le courant sinueux

J'ai entendu le bruit assourdissant, j'ai senti des joies passagères

Je sais que leur apparence est trompeuse

En ce domaine terrestre, plein de déception et de douleur

Jamais tu ne me verras renfrogné

Je te dois mon coeur, et c'est parler vrai

Et je serai avec toi quand la donne se fera 

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25 juin 2007

L'ombre du vent

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Quatrième de couverture

Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.

C'est vraiment par hasard que j'ai découvert ce bouquin, je cherchais un cadeau à offrir à la mère de ma coloc et je suis tombé sur ce roman. J'entamais la lecture de son quatrième de couverture....10 secondes après j'emportai le livre en oubliant le cadeau, il y a des priorités dans la vie n'est ce pas ?

L'histoire débute dans la Barcelone post-guerre civile. Cette époque ne m'est pas indifférente puisque ma mère et mes grands parents ont fuit cette ville et l'arrivée des franquistes. Ce fut une période très dure, sans concession gravée dans la mémoire de ma famille. C'est donc avec pas mal d'émotion que je me suis plongé dans cette brume d'un matin de 1945 en compagnie de Daniel et de son père, me guidant vers cet endroit mystérieux et secret : "Le cimetière des livres oubliés".

C'est un lieu magique, un labyrinthe regorgeant de livres poussiéreux qui ne demandent qu'à sortir de leur oubli. Sur place, Daniel comme son père avant lui, a le droit de s'approprier un de ces livres afin de le sortir de l'anonymat. Daniel ne sait pas ce qui l'attend.

Commence alors un long cheminement qui va durer plus de 10 ans. En choisissant "L'ombre du vent" de Julian Carax, il s'embarque dans une quête dangereuse et passionnante dans le Barcelone de l'après-guerre à la recherche de cet écrivain qui l'a ému et dont le passé semble si mystérieux. Parcours initiatique, intrigue brumeuse et mystérieuse. On se familiarise assez vite avec tous ces protagonistes, au fil des rebondissements. Certains sont très attachants, d'autres complètement détestables, et enfin ceux qu'il est plus difficile de cerner.

Sous sa plume, le romancier fait revivre la ville de Barcelone avec poésie et magie, malgré la dureté de l'époque et l'emprise fasciste sur la population.

J'ai particulièrement adoré l'idée du Cimetière des Livres Oubliés, cet endroit magique, chargé de l'âme d'autant d'auteurs, que chaque ouvrage dégagerait. Un lieu ou seraient rassemblés un exemplaire de chaque livre, une arche de Noé littéraire. Ce genre de lieu ou j'adorerais me perdre, caresser des livres, divaguer d'un ouvrage à l'autre, pouvoir y passer des journées, des nuits, des semaines, seul, sans autre nourriture que celle de l'esprit.

C'est un véritable hommage aux livres, mais aussi à la passion et l'obsession que ceux-ci exercent sur certains. Un hommage également à tous ces livres qui disparaissent un jour, sans personne pour les lire et qui sait, atterrissent peut-être au cimetière des livres oubliés.

Autant ombre et vent évoquent pour moi des choses insaisissables et qu'on oublie facilement, autant ce livre restera ancré pour un long moment dans ma mémoire.

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24 juin 2007

Que ce soit par la règle des 4 (Titi) ou par un "taggage" (Caroline), l'objectif de ces petites questions personnelles est de permettre aux lecteurs du blog de mieux me connaître. Pour changer un peu, je vais demander à une personne qui me connait très bien, n'est ce pas Audrey ?, de répondre pour moi à ces questionnaires avec objectivité et sérieux. Je vous rappelle juste pour ceux qui n'avaient pas suivi qu'Audrey est ma charmante coloc. Et vous en apprendrez sûrement plus sur moi que tout ce que je pourrai vous dire ....

4 emplois que j’ai eu dans ma vie (dans le désordre et exception faite de ma fonction actuelle, sinon c’est pas drôle) : photographe de surf,  banquier, joueur de tennis pro, joueur pro de poker

4 films que je regarderai encore et encore :  le père noel est une ordure, Little Miss Sunshine, la trilogie du seigneur des anneaux, American  Beauty

4 endroits où j'ai vécu (parmi une multitude…) : Périgueux, Bordeaux, Bordeaux, Bordeaux

4 lieux où je suis déjà allée en vacances : Espagne, Guadeloupe, Irlande, Maroc

A chaque fois que je vais sur le net ... viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite le site de l'Equipe

Pour rien au monde je ne mangerais : des plats accompagnés d'une sauce au  vin

4 endroits où je voudrais être en ce moment :  en  Toscane dans une  grande  villa ( genre celle de "Beauté  volée), dans un bar tapas avec ses potes, au "Truc  vert"  (plage deserte coté  Cap ferret) sur sa  planche, au Cornet  d'amour ( manger une glace gout "confiture de lait" )

7 infos inédites le concernant :  il a peur des araignées (il sursaute  comme une  midinette),  il a pleuré un bon  quart  d'heure  à la  fin  de SIX  FEET  UNDER,  tous les  soirs  ( et c' est un  rituel)  il   casse  des morceaux  de  chocolat  noir  dans un  yaourth , il fait des  tractions (  se suspend  à  la mezzanine) à  n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, il craque  pour  Louise  Bourgoin  ( miss  meteo  dans le  Grand  journal sur  Canal+), il est  capable de  tuer  père et  mère pour  une  glace  un soir  d'été, il lit dès qu'il a une  minute.

OUF,  c'est  fini!

Audrey :  c'est  bon ,  j'ai  fini  ton  questionnaire !  on peut manger  maintenant ?

Nicolas : attends un peu.. je veux lire tes reponses avant !

Audrey: tsssssssssss

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20 juin 2007

"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais d'avoir de nouveaux yeux"

M. Proust.

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18 juin 2007

L'impasse


L'impasse montage véro
Vidéo envoyée par LyLoou

Synopsis

En 1975, à New York, Carlito Brigante, un ancien trafiquant de drogue, est libéré de prison grâce à David Kleinfeld, son avocat, qui a découvert plusieurs vices de forme dans la manière dont le procureur Bill Norwalk avait instruit le procès. Carlito est bien décidé à rentrer dans le droit chemin et, dès qu'il aura économisé assez d'argent, il compte se retirer aux Bahamas pour s'assurer une retraite paisible avec Gail, sa compagne danseuse dans une boîte de strip-tease. Mais le destin en décidera autrement.

J'ai vu ce film il y a pas mal d'années mais je garde en mémoire l'image d'Al Pacino déambulant dans la jungle new-yorkaise avec la grâce d’un vieux tigre de retour sur son ancien territoire, baladant son regard de chien battu.

L'élégance de son personnage est magnifiée par la virtuosité de Brian De Palma dont la caméra suit le moindre geste de cet acteur, fascinée par ce personnage romantique qu’il compose. Le réalisateur, par sa mise en scène, sait communiquer des sensations d’une intensité rare, faire entrer le spectateur dans une communion avec Carlito Brigante, transcender chaque moment narratif de son polar à la fois sensible et fragile (bien éloigné du sulfureux scarface).

C'est une oeuvre magnifique sur l'envie de rédemption d'un gangsters usé et amoureux. De Palma nous fait ressentir avec une force incroyable les émotions de Carlito BRIGENTE incarné par cet acteur éblouissant qu'est Al Pacino.

Sean Penn, acteur que j'affectionne particulièrement, interprète un personnage cynique, complexe et ambigu avec un talent énorme et une jubilation communicative.

La bande originale ensoleillée et sensuelle, mêle habilement disco, morceaux plus mélancoliques et folklore portoricain.

De palma nous livre un film fascinant, à la mise en scène virtuose et, au suspense insoutenable. Sûrement une de ses plus grandes réalisations.

Posté par sachaguitry à 21:05 - Films - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juin 2007

Wake up in New-York,by Craig Armstrong..


Wake up in New-York,by Craig Armstrong..
Vidéo envoyée par Lefserge

Par sa magie, ce virtuose de la musique, offre un magnifique moment de plénitude. Même si ce morceau peut paraître sombre, c'est un véritable moment de bonheur.

A écouter en se baladant dans les rues de New York, de Londres ou de Dublin au petit matin et se laisser porter par cette ambiance envoûtante....

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"Ferme les yeux, et le monde devient celui que tu veux"

Alain Berliner - Dialogue du film Ma Vie en rose

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14 juin 2007

Fight club

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Synopsis

Le narrateur, sans identité précise, vit seul, travaille seul, dort seul, mange seul ses plateaux-repas pour une personne comme beaucoup d'autres personnes seules qui connaissent la misère humaine, morale et sexuelle. C'est pourquoi il va devenir membre du Fight club, un lieu clandestin ou il va pouvoir retrouver sa virilité, l'échange et la communication. Ce club est dirigé par Tyler Durden, une sorte d'anarchiste entre gourou et philosophe qui prêche l'amour de son prochain.

La première règle du fight club est que l'on ne parle pas du fight club; la deuxième règle du fight club est que l'on ne parle pas du fight club". Il n'en fallait pas plus pour titiller ma curiosité !

Voici un petit rappel sur l'historique de ce film. Il est, à l'origine, un livre de Chuck Palahniuk, sorti en 1996; Un jour il s'inscrit dans un groupe d'écriture d'où émerge le livre, écrit en permanence, n'importe où, au boulot, devant la télé... En trois mois, le livre est bouclé. Les personnages sont inspirés de vraies personnes vivant autour de lui.

Apparemment c'est pendant le montage de The Game que David Fincher apprend l'existence d'un livre au sujet hallucinant. Le réalisateur lit le livre rapidement et s'empresse d'acheter les droits.

A la première projection de ce film, ce fut la  stupéfaction, il est encore plus sombre, plus sans concession que prévu. On parle de "Orange mécanique moderne".  Le film est présenté au festival de Venise le 10 Septembre 1999; il y provoque un mini tremblement de terre; adoré par les uns, haï par les autres, il parle de liberté ou de néo-fascisme selon l'interprétation qu'on en fait.

Et le spectacle est autant dans les salles que dans la presse. En effet, l'histoire et surtout le thème suscitent de nombreuses controverses.

Rien que le générique est stupéfiant et annonce tout de suite la couleur du film: énergique, cérébral et dérangeant.....d'autant plus que ce film est servi par des dialogues incisifs et délicieusement cyniques, et par un Edward Norton dont l'intérprétation est remarquable.

Mais en fait qu'est ce que le Fight Club ? est ce simplement une organisation secrète de boxe clandestine, réglementée au minimum et ouverte à tous ?

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Ne serait ce pas en défintive qu'une forme d'opposition catégorique aux principes même de la société; il représente l'aspect instinctif, un retour au source. La société est de plus en plus violente (à savoir une violence mentale, un mélange d'agressivité ambiante, et un environnement sociologiquement trop strict, contraignant) et l'homme souffre de frustration par rapport à celle-ci. L'échappatoire primaire est la confession, la seconde, jamais envisagée, pourrait être le défoulement physique primaire, l'affrontement.

Les idées qui se dégagent de ce film sont très intéressantes. Déjà avec Seven, le réalisateur David Fincher avait abordé le thème de la ville en perdition et avait jeté un constat profondément pessimiste sur la société urbaine. Mais avec Fight Club, il va beaucoup plus loin. Son ambiguïté nous met mal à l'aise, mais, c'est avec elle que ce film tire toute sa puissance.

Fincher s'interroge sur le sens de la vie, le chemin que nous prenons, quel genre d'homme nous voulons être. Il réveille nos instincts animaux qui sommeillent en chaque homme : des instincts réprimés et étouffées dans notre société technologique et terriblement automatisée. le constat est clair dans une société froide, où règne un ordre industriel, ne peuvent être enfanter que des êtres violents. ....

Comme tous les chefs d'oeuvre : on adore ou on déteste. une chose est sûre, Fight Club ne laisse pas indifférent....(à l'exception de Thom ;-))

Posté par sachaguitry à 21:00 - Films - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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