beaucoup de bruit pour rien

Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle

31 mars 2007

Ensemble c'est tout

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Synopsis

La rencontre de quatre destins croisés qui vont finir par s'apprivoiser, se connaître, s'aimer, vivre sous le même toit.
Camille fait des ménages le soir dans les bureaux et dessine avec grâce à ses heures perdues. Philibert est un jeune aristocrate féru d'histoire, timide, émotif et solitaire, il occupe un grand appartement que possède sa famille. Franck est cuisinier, viril et tendre, il aime infiniment sa grand-mère, Paulette, une vieille dame fragile et drôle.
Leurs doutes, leurs chagrins, c'est ensemble qu'ils vont apprendre à les adoucir, pour avancer, réaliser leurs rêves. Ils vont se découvrir et comprendre qu'ensemble, on est plus fort.

Je sors juste du ciné, et, j'ai le sourire aux lèvres. J'avais un peu d'appréhension avant d'aller voir ce film, et j'ai trouvé cette adaptation ciné du roman d'Ana Gavalda réussie.

L'adaptation est fidèle, on retrouve avec plaisir des dialogues et scènes qui font tout le sel du roman. Malheureusement, certaines situations, qui donnaient un charme fou à l'histoire, sont passées à la trappe: l'état critique de Camille au début n'est (à mon goût) pas assez visible ou pas assez relaté : il aurait peut être fallu passez plus de temps sur le début de l'histoire avec Camille. La relation par dessins et petits mots interposés entre Camille et l'employé dont elle lave le bureau est réduite à son stricte minimum, tout comme la soirée du réveillon où Camille met ses talents artistiques au service du restaurant de Franck... De plus le personnage de la copine de Philibert me paraissait plus excentrique dans le livre et trop "simple" dans le film. Le décalage entre les deux personnages était quasiment invisible à l'écran.   Dommage, car ces petits moments permettaient de mieux comprendre la psychologie des personnages et d'être des témoins encore plus directs de l'évolution de leurs sentiments.

Malgré tout, l'atmosphère créée par Gavalda est superbement rendue et l'on passe un très bon moment en compagnie de personnages définitivement attachants. .

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On regarde évoluer ce quatuor avec plaisir, et ceci grâce à leur interprétation. Audrey Tautou est vraiment parfaite dans ce rôle de fille un peu perdue mais qui va retrouver le goût à la vie grâce à cette nouvelle famille. Guillaume Canet et Laurent Stocker sont excellents dans leurs personnages respectifs . Enfin, Françoise Bertin est très émouvante.

On retrouve un cinéma simple, généreux qui montre l’aspect humain de ses personnages.

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30 mars 2007

Femme et chatte

Elle jouait avec sa chatte,
Et c'était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S'ébattre dans l'ombre du soir.

Elle cachait - la scélérate ! -
Sous ces mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d'agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.

L'autre aussi faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n'y perdait rien...
Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien,
Brillaient quatre points de phosphore

Paul Verlaine

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29 mars 2007

"Les femmes parlent plus vrai, plus juste : elles ont la bouche près du coeur. "

Eric-Emmanuel Schmitt - L'Evangile selon Pilate

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28 mars 2007

Albator 78 - 84


Albator 78 - Generique
Vidéo envoyée par hakim93200

Petit retour en enfance en pensant à toutes celles ( et spécialement à Karine) qui étaient amoureuses de ce pirate au grand coeur et à la cicatrice légendaire...

L'histoire d'Albator se déroule à la fin du XXXe siècle. L'humanité, forte de 50 milliards d'habitants, a colonisé les mondes alentours et utilise leurs ressources. La Terre est gouvernée par un gouvernement unique et démocratique, dirigé par un premier ministre veule et incompétent.  Le dessin animé dépeint une société qui n'a plus ni rêves ni ambitions ainsi qu'une humanité repue et oisive. L'arrivée d'une menace extérieure n'inquiète ni la population ni le gouvernement. Pour exemple, le premier ministre terrien ne veut en aucun cas interrompre sa partie de golf alors qu'il reçoit des rapports alarmants. Les seuls qui échappent à cette torpeur ambiante sont quelques scientifiques et, bien sûr, Albator et son équipage. Il est amusant de noter qu'en France, il fut un des symboles de l'arrivée massive de dessins animés  à la télévision et une des premières polémiques sur leurs effets néfastes sur la jeunesse, alors qu'il dénonce justement un monde obsédé par la télévision et les loisirs....


Albator 84
Vidéo envoyée par ushiki

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"Qu'est-ce que la poésie ? Une pensée dans une image. "

Johann Wolfgang von Goethe

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27 mars 2007

Pour répondre à l'invitation de Valdebaz que je remercie, voici mes réponses au "fameux" questionnaire des 4 :

Les quatre livres de mon enfance :
Michel Strogoff
Les mines du roi Salomon
Les 6 compagnons de la Croix Rousse
Les enquêtes de Sherlock Holmes

Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore :
Dennis Lehane

Anna Gavalda
Eric Emmanuel Schmitt
Fred Vargas

Les quatre auteurs que je n’achèterai (ou n’emprunterai) probablement plus :
Harlan Coben
Jean Christophe Grange

Guillaume Musso

Dan Brown

Les quatre livres que j’emmènerais sur une île déserte :
Les piliers de la terre de ken follet

La part de l'autre d'Eric Emmanuel Schmitt

Ensemble c'est tout D'Anna Gavalda

Ténèbres, prenez moi la main de Denis Lehane

Les quatre premiers livres de ma liste à lire :

L'Aliéniste de Calebb Carr

Sous l'aile du bizarre de Kate Atkinson
Repentirs de Jean-Loup Calazel

Les chutes de Joyce Carol Oates

Les quatre x quatre derniers mots d’un de mes livres préférés :

"je ne suis pas juif, je ne suis pas allemand, je ne suis pas japonais et je suis né plus tard ; mais Auschwitz, la destruction de Berlin, et le feu d'Hiroshima font désormais partie de ma vie." (Eric Emmanuel Schmitt - La part de l'autre)

Les 4 lecteurs/lectrices dont j'aimerais connaître les 4 :

Titi, Valdebaz, Elfe, Gaëlle (pour certaines je pense que c'est déjà fait au moment où j'écris ce post....)

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25 mars 2007

Les désarrois de Ned Allen

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Quatrième de couverture

Éblouissant portrait d'un homme ordinaire pris dans un engrenage infernal, angoissante plongée dans un univers new-yorkais sans pitié pour les faibles, un roman qui allie humour et suspense.

Jeune golden boy au talent exceptionnel, Ned Allen peut se targuer d'avoir réussi puisqu'il est responsable de la vente d'espaces publicitaires pour CompuWorld, un des magazines d'informatique les plus performants du marché. Avec Lizzie, sa femme, il profite de la vie trépidante de Manhattan, dépense sans compter et voit la vie en rose.

Jusqu'au jour où CompuWorld est brusquement racheté par un concurrent et Ned licencié. Un coup de gueule... un coup de poing malheureux, et voilà sa réputation en miettes. Toutes les portes se ferment devant lui, le chômage dure, désespérant. Quand Lizzie le quitte, il croit toucher le fond.

Au terme d'une inexorable descente aux enfers, Ned est prêt à tout accepter... même la proposition d'un homme d'affaires louche.

Erreur.

Lorsqu'il prend la mesure du guêpier dans lequel il s'est fourré, il est coincé. Mouillé malgré lui dans un meurtre, il lui faudra plus que du bagout pour sauver sa peau.

Ce roman aurait pu avoir comme titre "splendeur et décadence du capitalisme !"

En effet, Douglas Kennedy nous présente, dans la lignée de "l'homme qui voulait vivre sa vie" la lente descente aux enfers d'un homme qui pourrait avoir tout pour lui et qui se retrouve entraîné dans une chute vertigineuse contre laquelle il ne peut rien, malgré toute sa bonne volonté et ses bonnes intentions. On finit aussi par s’attacher à ce personnage totalement humain, qui essaie toujours de bien faire, mais qui a ses faiblesses, qui se laisse aller et en paie alors très durement les frais.

Voici un petit extrait de cette chute vertigineuse de cet homme à qui tout réussissait :

"Je suis demeuré sur ma chaise, effondré. Je me trouvais dans une galerie des glaces à donner le vertige, dans un labyrinthe sans issue. Et c'est seulement à ce moment que j'ai commencé à entrevoir, par petits flashes effrayants, l'enchaînement de conséquences à la fois professionnelles, financières et personnelles que ces quelques minutes allaient avoir. Le monde s'est mis à vaciller autour de moi. J'étais tellement hébété que j'ai à peine remarqué le retour de Bill Freundlich. Il a repris sa chaise et sa monstrueuse litanie, dont je ne percevais que des bribes incompréhensibles: 'Vous recevrez le solde final par courrier... ', 'Les gens de Gerard Flynn Associates vous attendent à partir de... ', 'La soudaineté de tout cela ne doit pas vous empêcher de... '."

Douglas Kennedy  décrit avec minutie la destruction des individus par un système sans pitié où la moindre décision, même si on la voit comme la moins mauvaise, peut se révéler lourde de conséquence. On sent que l'auteur maîtrise parfaitement les milieux socioprofessionnels qu'il traite.

L'histoire est menée tambour battant, il y a de l'ingéniosité dans son déroulement. Tout est raconté à travers la voix du héros, qui revient toujours en arrière de quelques jours, pour expliquer ce qui vient de s’écouler, ce qui donne un rythme très soutenu au récit.

C'est un bon roman, noir et grave, qui ma tenu en haleine de bout en bout. N'est ce pas l'essentiel ? 

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24 mars 2007

"L'esprit oublie toutes les souffrances quand le chagrin a des compagnons et que l'amitié le console."

William Shakespeare

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23 mars 2007

Ensemble c'est tout


Ensemble c'est tout
Vidéo envoyée par -Addison-

Je vais sûrement aller voir ce film ce w.e, en attendant voici la bande annonce, espérons qu'il sera aussi génial que le roman d'Anna GAVALDA. Ma principale crainte est d'en ressortir un peu frustré, qu'il manque trop de moments, trop de petites choses qui font le charme du livre....je vous donnerai prochainement mon impression.

Posté par sachaguitry à 18:43 - Films - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mars 2007

Pour elle ...

Tu crois au marc de café

Tu crois au marc de café,

Aux présages, aux grands jeux :

Moi je ne crois qu'en tes grands yeux.

Tu crois aux contes de fées,

Aux jours néfastes, aux songes.

Moi je ne crois qu'en tes mensonges.

Tu crois en un vague Dieu,

En quelque saint spécial,

En tel Ave contre tel mal.

Je ne crois qu'aux heures bleues

Et roses que tu m'épanches

Dans la volupté des nuits blanches !

Et si profonde est ma foi

Envers tout ce que je crois

Que je ne vis plus que pour toi.

Paul Verlaine

Posté par sachaguitry à 12:40 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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